Des chercheurs américains ont identifié chez certains animaux plusieurs centaines de gènes qui fonctionnent même après plusieurs jours, dont certaines qui se réactivent après une longue période de silence. Ces travaux démontrent que la machinerie cellulaire ne s’arrête pas soudainement juste après la mort.

La mort intervient lorsque le cerveau et le cœur s’arrêtent avec l’appareil respiratoire et le système circulatoire. Si les fonctions vitales du corps ne fonctionnent plus, cela ne veut pas dire que toute vie y a disparu, loin de là. Des articles récents stipulent qu’une vie biologique perdure après le décès.

Ces recherches ont été menées par Peter Noble et son équipe de microbiologie de l’Université de Washington (États-Unis). Celles-ci ont porté sur des animaux, à savoir la souris et le poisson-zèbre chez qui l’on a cherché à comprendre comment les gènes réagissaient après la mort. Il s’agissait de savoir si leur activité s’arrêtait brutalement ou progressivement et si certains gènes « revenaient à la vie ».

L’étude a nécessité deux jours d’observation pour les souris et quatre jours pour les poissons, mais le résultat est le même : les gènes ne mourraient pas tous de façon progressive et encore moins brutalement. Alors que certains d’entre eux (tout de même environ un millier) se réactivaient ou augmentaient leur activité, et ce, dans les premières 24 heures suivant le décès. Pour le poisson-zèbre, 548 gènes étaient toujours actifs au bout de quatre jours !

Les scientifiques ont trouvé des points communs entre la mort et le début de la vie. Il faut savoir que lorsque la mort intervient, un nombre important de gènes sont stimulés, notamment ceux qui s’activent en cas d’urgence comme ceux qui stimulent le système immunitaire ou l’inflammation ou ceux qui aident à gérer le stress. Cela n’est pas étonnant. Cependant, la surprise provient plutôt du fait que certains de ces gènes ayant participé à la construction de l’embryon de l’individu ne se sont réveillés qu’après sa mort ! Cela revient à dire que certains gènes prouvent que la conception d’un nouvel organisme est proche du fait de tenter de faire revenir un corps mort, bien que cela ne soit pas possible.

Cependant, la totalité de ces gènes zombies n’a pas un effet positif puisque certains participent à l’apparition de cancers, ce qui peut avoir une incidence sur les greffes d’organes.

Ces recherches concernant les gènes post-mortem permettront entre autres d’aider les experts en criminologie à mieux dater les décès.

Sources : Futura Sciences – Sciences et Avenir