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Orgasme mortel : Quand la masturbation féminine tourne à la rupture d’anévrisme

© kirillica – Fotolia.com

C’est un fait extrêmement rare qui s’est produit en Allemagne. Une jeune femme seulement âgée de 24 ans a trouvé la mort alors qu’elle se trouvait dans sa salle de bain où elle s’était enfermée pour se masturber. Une activité sexuelle qui a entraîné une hémorragie méningée suite à la rupture d’un anévrisme cérébral, les faits ont été relatés par Marc Gozlan sur le blog « Réalités Biomédicales« .

Cas de décès pour le moins insolite pour cette jeune femme, pour qui la séance de masturbation a tourné au drame. Un anévrisme cérébral se produit lorsque la paroi d’une artère intracrânienne se dilate de façon anormale. Ici, c’est l’artère communicante antérieure qui s’est dilaté jusqu’à former un sac de 6 mm de diamètre. Durant l’orgasme, la pression artérielle a brusquement augmenté, provoquant la rupture de l’anévrisme.

La scène a eu lieu durant une fête de famille, et la jeune femme a été retrouvée par son compagnon après qu’il se soit inquiété de ne pas la voir revenir au bout d’une heure et demie. Celle-ci avait abondamment vomi et gisait agenouillée sur le sol, où se trouvait le vibromasseur qu’elle venait d’utiliser. Dans leur article paru en ligne dans l’American Journal of Forensic Medicine and Pathology, les médecins légistes allemands expliquent que la jeune femme souffrait de céphalées d’allure migraineuse peu de temps avant sa mort, probablement en rapport avec son anévrisme cérébral.

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L’autopsie pratiquée n’a pas révélé de piste criminelle, piste peu probable au vu des circonstances mais qui n’avait pas été totalement écartée du fait d’une relation devenue conflictuelle avec son compagnon, mais elle a révélé que la rupture d’anévrisme a entraîné une hémorragie méningée, c’est-à-dire une arrivée massive de sang dans les méninges. Il ne s’agit là que du second cas d’hémorragie méningée mortelle associée à une activité sexuelle recensé dans les observations cliniques depuis 1985 en Allemagne, comme l’a expliqué le Dr Constantin Blanke-Roeser de l’Institut de médecine légale de l’université de Hambourg. « Globalement, on estime la fréquence de la mort subite au cours d’activités sexuelles entre 0,08 % et 0,6 % dans les séries autopsiques médico-légales. Par ailleurs, il existe probablement un grand nombre de cas non rapportés du fait que les partenaires sexuels cachent les circonstances du décès et que le médecin s’abstient de le leur demander lors de l’examen post-mortem » conclut-il.

Source : blog « Réalités Biomédicales » rédigé par le journaliste Marc Gozlan de Sciences & Avenir