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L’une des plus importantes collection d’objets nazis vient d’être retrouvée en Argentine

Crédits : Wikimedia Commons

Au début du mois de juin 2017, Interpol a retrouvé toute une collection d’objets nazis cachée dans une maison de Buenos Aires, capitale de l’Argentine. Cette découverte est une des plus importantes du genre depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les policiers argentins d’Interpol ont mis la main sur une collection de 75 objets nazis à Béccar, banlieue de Buenos Aires. Selon l’agence AP, il s’agit ici de la plus vaste saisie d’objets nazis de l’histoire de l’Argentine. Ces artéfacts auraient appartenu à de hauts dignitaires nazis ayant fui vers l’Argentine après la guerre afin d’y trouver refuge.

Parmi les objets retrouvés, il y a un buste d’Adolf Hitler, une statue de l’aigle nazi, plusieurs instruments médicaux destinés à la morbide pratique de la craniométrie ou encore un couteau, une loupe qui aurait appartenu au dictateur lui-même, ainsi que des harmonicas pour enfant.

« Nos premières investigations indiquent qu’il s’agit là de pièces originales », déclarait Patricia Bullrich, ministre de la Sécurité en Argentine.

Les enquêteurs ont initialement remonté la piste d’une galerie d’art de Buenos Aires dans laquelle plusieurs œuvres spoliées par le régime nazi figuraient. Les policiers ont effectué le 8 juin une filature, puis une perquisition de la fameuse maison. Les objets étaient cachés dans une pièce secrète située derrière une bibliothèque et accessible via un passage. Des négatifs de photographies ont également été retrouvés, dont l’un montrait Adolf Hitler tenant dans ses mains la loupe retrouvée sur les lieux.

« C’est un moyen de commercialiser [les pièces] en montrant qu’elles ont bien été utilisées pendant l’horreur par le Führer. Il y a plusieurs photos de lui avec les objets », expliquait Patricia Bullrich.

Les historiens estiment qu’il s’agit là d’une collection historique qui n’est autre qu’une preuve irréfutable que de hauts dignitaires nazis étaient présents en Argentine après la guerre et y sont restés jusqu’à leur mort.

Sources : MashableLe Point