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Intelligence artificielle : ce robot apprend comme un nouveau-né !

Avant un grand événement parisien qui se déroulera juste avant l’été, faisons la lumière sur des robots utilisant des techniques d’apprentissage directement inspirées de travaux de psychologies sur les nouveau-nés.

L’événement Futur en Seine dédié à l’innovation et aux startups se déroulera du 8 au 10 juin 2017. Une mise en bouche de ce rassemblement très attendu s’est produite le 22 février 2017 avec Cap Digital qui a réuni une vingtaine de sociétés spécialisées dans l’intelligence artificielle.

Parmi ces startups, il y a Hoomano qui travaille en collaboration avec le Laboratoire d’InfoRmatique en Image et Systèmes d’information (LIRIS) sur le développement de logiciels d’apprentissage pour les machines. Leur approche dite « développementale » est en opposition avec un apprentissage plus classique « par renforcement ». Alors que ce dernier laisse l’environnement guider la machine, la méthode développementale permet au robot d’explorer lui-même son environnement animé par sa recherche de satisfaction liée à sa propre réussite.

En cas d’échec, la machine peut tenter par elle-même de trouver d’autres solutions afin de contourner les éventuels obstacles tel un enfant qui échoue et acquiert de l’expérience. Avec la méthode par renforcement, l’environnement doit être connu au préalable pour informer la machine de la présence d’un obstacle.

Dans la réalité, il faudrait imaginer un robot à six pattes. Dans le cas où ce dernier perd l’un de ses membres, l’approche développementale lui permettra de trouver un moyen de se déplacer avec ses cinq pattes restantes, mais l’approche par renforcement le maintiendra immobile tout simplement parce que son environnement ne lui indiquera aucune solution.

Ces fameuses techniques d’apprentissage élaborées par la société Hoomano et le LIRIS sont directement inspirées des travaux de Jean Piaget, psychologue, biologiste et épistémologue suisse des années 1930. Au même titre qu’un nouveau-né trouve du plaisir à sucer son pouce, le robot éprouvera du plaisir (correspondant à une suite algorithmique) dans le succès de ses déplacements et de ses mouvements.

La vidéo ci-dessous tournée par Science et Avenir est très parlante. Un robot Pepper effectue des gestes par lui-même et Amélie Cordier, directrice scientifique de la société Hoomano, valide « le bon geste » en appuyant sur sa tête. Ceci est alors source de satisfaction pour la machine qui reproduira le même geste pour avoir confirmation que son action est bien celle attendue.

Sources : HoomanoSciences et Avenir