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Il est possible de vivre sans estomac, et voici comment !

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Crédits : iStock

À la suite d’un cancer de l’estomac, son ablation est parfois pratiquée. Vivre sans estomac, une chose qui parait impensable!

L’estomac n’est pas un organe perçu comme vital, mais il joue cependant un rôle très important dans la digestion, car il secrète des acides, mélange les aliments consommés, et les transfère en petites quantités dans les intestins via le duodénum, considéré comme le début de l’intestin grêle (voir schéma).

Après un cancer de l’estomac, l’ablation (totale ou partielle) est parfois de mise, et le mécanisme de digestion s’en retrouve modifié de façon importante. Lorsque l’estomac n’est plus à sa place, les aliments passent directement, et trop rapidement, de l’œsophage au duodénum, un processus appelé dumping syndrome. Les effets sur la personne se traduisent par des malaises survenant après les repas, ainsi que des troubles digestifs, des nausées, douleurs, somnolences ou encore suées.

Il est possible d’atténuer ces maux en s’allongeant, mais il est préconisé de fractionner les repas à raison de 5 ou 6 par jour, et ce tout en adaptant son régime alimentaire qui devra être peu riche en sucre. De plus, il est déconseillé de boire pendant les repas.

« J’ai suivi un régime d’épargne digestive les premières semaines suivant l’opération. Au début je n’avalais que du bouillon et des aliments moulinés puis j’ai progressivement réintégré du poisson et des légumes agrémentés de béchamel » explique Gérald, ayant été opéré en 2009, pour un article de La Maison du Cancer.

L’estomac produit de la vitamine B12, essentielle à la synthèse de l’hémoglobine, c’est-à-dire le transport de l’oxygène dans le sang. Sans estomac, il est malheureusement possible d’avoir des carences quant à cette vitamine. Le risque majeur est de contracter une anémie, une anomalie caractérisée par la diminution de l’hémoglobine circulante, donc une mauvaise oxygénation du sang, pouvant causer notamment une sévère perte de poids, une fatigue musculaire, de la tachycardie (palpitations), des faux vertiges, un manque d’appétit chronique ou encore de grosses fatigues.

Afin de ne pas faire de carences, il faut se faire injecter de la vitamine B12 tous les six mois en moyenne.

« Bien sûr, j’ai moins de force qu’avant et ai perdu presque 15 kilos. Mais quel plaisir de pouvoir s’alimenter normalement, participer à un repas de famille ou entre copains! » conclut Gerald, expliquant sa situation un an après son opération.

Sources : Allo DocteursLa Maison du CancerAFAO