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La fumée en cause dans la disparition de l’Homme de Neandertal ?

Crédits : iStock

Selon les résultats des travaux d’une équipe de chercheurs américains, ce sont des maladies dues à une intolérance au feu qui pourraient être à l’origine ou l’une des causes de la disparition des néandertaliens.

Une étude menée par une équipe de chercheurs de l’Université de Pennsylvanie, aux États-Unis, suggère que des maladies liées à la fumée pourraient être à l’origine de la disparition de l’homme de Neandertal. Les substances formées lors de la combustion du bois, du charbon, de produits pétroliers, ou encore d’aliments amènent à la formation d’hydrocarbures aromatiques polycycliques, benzopyrène et naphtalène compris, que l’organisme des néandertaliens s’efforçait de se débarrasser grâce à des enzymes qui oxydent les substances étrangères.

Seulement, pour l’homme de Neandertal, représentant du genre Homo qui a vécu il y a entre 300 000 et 28 000 ans, l’utilisation de ces hydrocarbures produit des molécules extrêmement dangereuses qui entraînent des difficultés dans la réplication de l’ADN. Selon le professeur Troy D. Hubbard, en charge de ces travaux, l’homme de Neandertal présentait un organisme chargé de ferments oxydants nuisibles à leur santé.

Élément clé de la vie de l’Homo Neanderthalensis et de l’Homo Sapiens, seule l’une de ces deux espèces d’hominidés a résisté aux émanations du feu lors des processus de mutation et a ainsi survécu. Ce feu a effectivement permis de varier l’alimentation puisqu’il a permis « à nos ancêtres d’incorporer un plus large éventail d’aliments dans notre alimentation, par exemple, par le ramollissement des racines et des tubercules qui auraient autrement été difficiles à mâcher » déclare George Perry, anthropologue et biologiste qui a participé aux travaux.

L’utilisation du feu a permis, à terme, d’offrir une meilleure résistance à l’impact des hydrocarbures aromatiques polycycliques, une tolérance qui « nous a permis de prendre de mauvaises habitudes » déclare Gary Perdew, co-auteur de l’étude. Ces mauvaises habitudes se caractérisent aujourd’hui par la consommation de tabac et d’autres produits qui ont besoin d’être fumés.

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