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La fin de l’humanité pourrait marquer l’avènement des rats géants

Crédits : cwhiteharp / Pixabay

À quoi pourrait bien ressembler le monde une fois l’espèce humaine disparue? Quel animal prendrait alors notre place en haut de l’échelle de l’évolution? Autant de questions sur lesquelles se sont penchés des chercheurs de l’université de Leicester (Royaume-Uni) en 2014. Et, si l’on en croit ces derniers, la disparition de l’Homme devrait marquer l’avènement… des rats géants!

Au cours de l’année 2014, le Professeur Jan Zalasiewicz et son équipe de l’université de Leicester se sont demandés quel animal serait le plus à même de prendre la place de l’espèce humaine si celle-ci venait à disparaître suite à un cataclysme. Cette question a par ailleurs été motivée par le fait que ce géologue, comme un certain nombre d’autres spécialistes, pense que la prochaine grande extinction de masse aura lieu d’ici peu de temps à l’échelle géologique. En effet, selon lui, tous les dégâts causés par les activités de l’espèce humaine sont propices à la survenue d’une telle catastrophe d’ici les prochains siècles.

Finalement, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que, si un tel scénario venait à se produire, ce serait selon toute vraisemblance le rat qui arriverait, à terme, en haut de l’échelle de l’évolution. Au final, rien d’étonnant à cela puisque ce petit rongeur a déjà démontré au cours des siècles passés à quel point il était résistant et capable de coloniser à grande vitesse toutes sortes d’environnements. En témoigne d’ailleurs notre importante difficulté à limiter leur prolifération malgré les nombreux moyens mis en œuvre. Mais, en notre totale absence, ces charmants petits rongeurs auront alors tout le loisir de se reproduire sans aucune entrave, et ce partout dans le monde.

Mais ce n’est pas tout, puisqu’en plus de se multiplier à vitesse grand V, les rats devraient également profiter de la place libre laissée par l’Homme pour gagner en taille. Les scientifiques sont arrivés à cette déduction en se basant sur ce qu’il s’est passé suite à la dernière extinction de masse qui a marqué la disparition des dinosaures, il y a de cela 65 millions d’années. Les petits mammifères avaient alors profité du vide présent au sein de l’écosystème pour se développer en nombre et en taille. Par conséquent, les rats devraient également en faire de même avec notre disparition. « Les animaux vont évoluer comme ils l’ont toujours fait. À l’époque des dinosaures, les rats étaient des animaux minuscules. Si l’écosystème est suffisamment vide, ils auront l’occasion d’être beaucoup plus grands », avait ainsi expliqué le Professeur Jan Zalasiewicz, relayé par le site Atlantico. « En leur donnant suffisamment de temps, les rats pourraient probablement grossir pour devenir aussi grands que le capybara, le plus grand rongeur du monde existant, qui peut atteindre un poids de 80 kg. Si l’écosystème est suffisamment vide, alors il pourrait devenir encore plus grand », avait-il ajouté sur le site Independent.

Par ailleurs, les rats pourraient subir de nombreuses autres modifications physiologiques au regard de leur environnement. « Ceci dépendra des circonstances particulières dans lesquelles ils se trouvent et des pressions sélectives qui pèsent sur eux », avait expliqué le scientifique.

Notons toutefois que ces changements ne se produiraient pas du jour au lendemain et qu’il faudrait compter entre 3 et 10 millions d’années après notre disparition pour que les rats atteignent finalement le sommet de l’échelle de l’évolution. De même, d’autres espèces animales comme les chats et les cochons sauvages devraient également tirer profit du vide laissé par l’Homme pour se développer. Cependant, ces derniers ayant une capacité de prolifération bien moins importante que les rats, il y a par conséquent peu de chances pour qu’ils puissent un jour atteindre la première place au niveau évolutif.

Sources : Livescience — Atlantico

  • Crédits photo : James L. Stanfield/National Geographic