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Explosion de Falcon 9 : SpaceX a-t-elle été victime d’un sabotage ?

Crédits : Capture vidéo

Au début du mois de septembre dernier, une fusée Falcon 9 de la société SpaceX explosait sur le pas de tir à Cap Canaveral en Floride, au cours du remplissage des réservoirs en vue d’essais statiques. Un accident énigmatique qui prend une tournure d’espionnage, après la découverte « d’éléments troublants ».

Jeudi 1er septembre dernier, SpaceX connaissait son deuxième accident majeur en l’espace d’un peu plus d’un an, après qu’une fusée Falcon 9 ait explosé sur son pas de tir de Cap Canaveral, en Floride, au cours d’un test qui précédait un lancement prévu deux jours plus tard. Si l’hypothèse d’une fissure dans le système de pressurisation d’hélium était jusque-là privilégiée, l’enquête prend une autre tournure. En effet, les responsables de SpaceX ont découvert des « éléments troublants qu’ils souhaitaient vérifier« , conduisant à la visite d’un employé du groupe d’Elon Musk chez l’un de ses concurrents, comme le révèle le Washington Post.

SpaceX a t’il été victime d’un sabotage de la part d’United Launch Alliance (ULA), son concurrent direct ? Ce sont des captures d’écran tirées des vidéos de l’explosion qui intriguent. En effet, sur ces captures apparaissent une ombre, puis une tache blanche sur le toit d’un immeuble situé à moins de 2 km du pas de tir, avec une « ligne de vision dégagée« . Cet immeuble n’est autre que celui d’ULA. Pour Elon Musk, PDG de SpaceX, un sabotage est un facteur « possible« , les enquêteurs tentant encore de déterminer la provenance du bruit d’une explosion quelques secondes avant que la fusée ne prenne feu, sachant qu’aucune source de chaleur n’a été signalée durant le remplissage des réservoirs.

Un employé de SpaceX s’est donc rendu chez le concurrent ULA. Une visite « cordiale » comme le rapporte le quotidien américain, mais les employés d’ULA lui ont refusé l’accès au toit. À la place, c’est l’armée de l’Air qui a été désignée pour inspecter le toit, mais elle n’aurait trouvé aucun élément en rapport avec l’explosion de la fusée, selon les mêmes sources.

La fusée qui a explosé devait transporter un satellite de communications qui devait permettre à Facebook de fournir une connexion internet gratuite dans 14 pays d’Afrique.

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