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Une entreprise japonaise travaille à la mise au point d’images tridimensionnelles projetées dans l’air

Crédits : iStock

Les hologrammes ne recèlent peut-être pas la clé de l’affichage tridimensionnel. Aerial Burton, une entreprise japonaise développe depuis une dizaine d’années une technologie utilisant l’ionisation de l’air pour projeter des images.

C’est, comme souvent un laser qui est au cœur du dispositif. Il est invisible pour l’œil humain, mais en le focalisant à un endroit déterminé avec un système de miroirs il peut y faire briller l’air vivement, créant les points bleutés qui constituent l’image. Dans ces régions, l’air est ionisé par le laser, c’est-à-dire qu’un électron s’échappe de son atome d’origine grâce à l’énergie apportée. En rejoignant un atome à qui il manque un électron à cause de ce même laser, qui est donc en toute rigueur un ion, d’où le nom de ce phénomène, il doit évacuer l’énergie qui lui a permis de s’échapper. Il le fait en émettant de la lumière, qui est visible à l’œil nu et est à l’origine de ces petits points.

Le laser infrarouge pulsé utilisé dans le projecteur dessine ainsi ses images un point à la fois, créant les fameuses images dans l’air. Si la définition du système n’est pour l’instant pas très bonne, et la vidéo peu flatteuse quant à sa capacité à reproduire les mouvements, il y a une marge de progression importante sur ce front. Plus préoccupante est l’utilisation de laser invisible de forte puissance, dont l’usage dans les lieux publics pose des risques certains. Le crépitement énervant qui accompagne la projection les rend également pour l’instant très bruyants, ce qui est tout à fait compréhensible si on considère le fait que le dispositif crée des mini-éclairs à des points précis.

Il reste donc bien du chemin à parcourir avant le 21 octobre prochain.