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En Europe de l’Ouest, la hauteur des vagues et la fréquence des tempêtes en hiver inquiètent les scientifiques

Vagues s'écrasant sur la plage de Chesil à Dorset durant l'hiver 2013/2014. Crédits : Tim Poate / Université de PlymouthRead more at: https://phys.org/news/2018-04-winter-heights-extreme-storms-western.html#jCp

Selon une nouvelle étude, les hauteurs moyennes des vagues hivernales le long de la côte atlantique de l’Europe de l’Ouest augmentent depuis près de sept décennies.

Les vagues seraient-elles plus hautes en Europe côté atlantique ? Oui, révèle une étude menée par des chercheurs l’Université de Plymouth (Royaume-Uni), du CNRS et de l’Université de Bordeaux en France. Les côtes écossaises et irlandaises auraient en effet connu les plus fortes augmentations, la hauteur moyenne des vagues hivernales étant supérieure à 10 mm/an – à savoir plus de 70 centimètres plus hautes qu’en 1948. Durant les conditions météorologiques extrêmes, la hauteur des vagues aurait même augmenté de 25 mm/an au cours des 70 dernières années, soit une augmentation moyenne de 1,7 m depuis la fin des années 40.

« La hauteur des vagues pendant les tempêtes hivernales est le principal facteur affectant l’érosion des dunes et des falaises, expliquant jusqu’à 80 % de la variabilité du littoral le long des côtes sableuses exposées », explique Bruno Castelle, scientifique au CNRS. « Une plus grande fréquence de tempêtes extrêmes aura un impact majeur sur des milliers de communautés le long des côtes atlantiques de l’Europe occidentale. Ces travaux et nos autres études récentes ont montré que les deux sont en hausse, ce qui signifie qu’il est vraiment nécessaire de protéger les côtes atlantiques de l’Europe contre les menaces d’orage présentes et futures ».

Du nord de l’Écosse jusqu’au sud du Portugal, toutes les zones semblent avoir connu une élévation moyenne de la hauteur des vagues hivernales au cours de cette période, bien qu’elle soit moins prononcée vers le Sud (5 mm/an en France et 1 mm/an au Portugal). Ces mêmes chercheurs avaient en outre déjà montré que les tempêtes hivernales de 2013 et 2014 avaient été les plus virulentes en Europe de l’Ouest depuis le début des enregistrements en 1948.

Le professeur Gerd Masselink, responsable des recherches pour l’Université de Plymouth, suggère notamment de « sérieusement commencer à penser à réduire notre vulnérabilité à l’extrême », et de « s’adapter proactivement à un climat de vagues futures plus énergiques ».

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