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Dites bonjour au ver bobbit, prédateur sous-marin

Crédits : Capture vidéo

L’océan, c’est bien connu, regorge de créatures toutes plus belles et mortelles les unes que les autres. Mais si les mouvements paisibles et les reflets iridescents d’une cuboméduse peuvent faire oublier un instant sa dangerosité, difficile de se méprendre en revanche sur les intentions du ver Bobbit : ses airs de créature de cauchemar vont de pair avec une technique de chasse tout aussi effroyable, où le ver attend de pouvoir entraîner des proies parfois plus grosses que lui au fond de son trou… Quand il ne les a pas coupés en deux dans l’opération.

Eunice aphroditois, c’est son nom.  Ce charmant animal se rencontre uniquement dans le bassin Indo-Pacifique, à des profondeurs moyennes de 150 mètres ; les baigneurs des côtes françaises n’ont donc pas de raison de s’en faire. Fort heureusement, car ce ver géant est l’un des plus grands polychètes (ver composé d’anneaux et multisegmenté, comme les mille-pattes) du monde, avec un diamètre de 2,5cm et une longueur moyenne de 1,20 mètre. Des cas extrêmes atteignant 3 mètres ont même été recensés. Son corps annelé et robuste est par ailleurs couvert de soies urticantes, dont le contact peut provoquer un engourdissement de la zone touchée chez l’homme.

Pour se nourrir, le ver Bobbit utilise une technique aussi inquiétante qu’efficace : celui-ci passe quasiment tout son temps enterré à la verticale dans le sédiment, ne laissant dépasser du sol que ses cinq antennes et une paire de griffes très acérées. À l’approche d’une proie, E. aphroditois l’accroche avec une rapidité et une force stupéfiantes et la fait tout bonnement disparaître sous le fond sablonneux.

L’animal n’hésite d’ailleurs pas à s’attaquer à plus gros que lui, et ne semble laisser aucune chance à ses victimes. La vidéo montre les efforts désespérés de poissons pour échapper à ce piège mortel, avant de sombrer définitivement.
Des images terribles.

Sources  : la boîte verte, wikipédia, Maxisciences