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Dénichez les traces de l’évolution sur votre corps

Crédits : Capture vidéo

Selon le site Vox, le corps humain est le témoin de l’évolution et de la sélection naturelle. Certaines parties du corps ou de ses adaptations ne servent à rien aujourd’hui, et incarneraient donc ces traces de l’évolution.

Le site américain Vox s’est essayé à montrer que le corps humain était le fruit de l’évolution et de la sélection naturelle dans une vidéo visible en fin d’article. En effet, il y a des parties de notre anatomie qui sont toujours présentes, mais qui ne remplissent plus leurs fonctions de base.

« On retrouve le tendon du muscle grand palmaire chez de très nombreux mammifères, mais il est plus développé chez les espèces qui utilisent leurs pattes avant pour se mouvoir », indique Joss Fong, journaliste scientifique pour Vox.

Comment savoir si vous êtes doté de ce tendon inutile ? Posez votre bras à plat « sur le dos » et joignez votre pouce et votre auriculaire. Si le tendon n’apparait pas, vous faites partie des 10 à 15 % de la population qui en est dépourvue, mais cette absence n’est cependant pas un problème : il ne sert absolument à rien. Si vous l’avez, vous êtes une preuve vivante que l’Homme est le cousin du singe. Pour les biologistes américains, l’Homme est d’ailleurs considéré comme étant un singe à 90,4 %.

Autre exemple : « l’oreille de l’Homme essaye inconsciemment de se mouvoir vers la direction de ce bruit, sans y parvenir », indique Joss Fong. Les trois muscles que l’homme possède autour de l’oreille sont atrophiés, il s’agit des muscles auriculaire, supérieur et postérieur. Ainsi, nous ne pouvons pas bouger nos oreilles comme les chiens ou les chats simplement parce que ces muscles ont perdu de manière conséquente, au fil de l’évolution, du poids et du volume.

La journaliste scientifique va un peu plus loin en évoquant le coccyx qui incarne la soudure de quatre vertèbres atrophiées de la colonne vertébrale. Cette partie de notre corps existait déjà chez les ancêtres de l’Homme, mais s’est réduite au fil de l’évolution.

« Dans le cas de l’Homme, les cellules de cette “queue” sont programmées pour disparaître quelques semaines après leur apparition, au stade embryonnaire » explique Joss Fong, avant de conclure :

« Dans des cas extrêmement rares cependant, une mutation permet aux cellules de l’emporter sur l’évolution naturelle. »

Ainsi, il n’est pas impossible de voir certains enfants naitre avec une excroissance dans le bas du dos. Côté comportement du corps, il est possible de citer la chair de poule, une réaction utile aux autres mammifères pour éviter l’hypothermie. Chez l’être humain, ce phénomène ne sert à rien.

Voici la vidéo publiée (en anglais) par le site Vox :

Sources : VoxLe VifL’Express