in

Décès de Mohamed Ali : Quels sont les liens entre la boxe et la maladie de Parkinson ?

Crédits : Ismeretlen / Wikipedia

Ce vendredi 3 juin 2016, la légende de la boxe Mohamed Ali est décédée à l’âge de 71 ans des suites de sa maladie. Il était atteint de la maladie de Parkinson, qui lui avait été diagnostiquée lorsqu’il avait seulement 42 ans. Cet âge surprend, car c’est en effet très tôt que la maladie est apparue. Cela amène donc à se poser la question de savoir quels liens possibles peuvent exister entre la maladie de Parkinson et la boxe.

Le boxeur se serait éteint suite à un choc septique (insuffisance respiratoire aiguë) survenu de manière naturelle, après s’être battu pendant 30 ans contre la maladie de Parkinson. Selon les médecins, le lien de cause à effet entre la maladie et la profession de Mohamed Ali est évident. “On ne peut rien affirmer de péremptoire, mais il y a quand même de fortes suspicions” explique le docteur André Monroche. Car aujourd’hui, la médecine a démontré que des chocs répétés altèrent les cellules nerveuses, surtout pour un cerveau qui n’a pas été mis au repos. Environ 30% des boxeurs développent des troubles neurologiques après leur carrière.

Muhammad_Ali_1966

En effet, plus on prend de “KO” plus les risques d’avoir des troubles sont élevés. Même les amateurs sont concernés, car ils font plus de combats et ont une moins bonne défense que les professionnels. Mais le “KO” n’est pas le seul des traumatismes. Il existe également, le syndrome du second impact. La multiplication des chocs altère en effet l’entourage de la cellule nerveuse, ce qui l’empêche de fonctionner normalement.

Cela peut entraîner une commotion cérébrale, et pas uniquement chez les boxeurs, cela concerne également le football, le hockey sur glace, le ski, le handball, le judo, l’équitation même si cela reste beaucoup moins impressionnant. Pourtant, la plupart ne sont pas informés à ce sujet. Les boxeurs quant à eux, s’ils ne sont encore pas tous au courant, bénéficient au moins d’un suivi. Il serait intéressant que chaque domaine sportif prenne en compte ce genre d’information.

Source : SciencesetAvenir, 20minutes