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Des chercheurs créent une macromolécule capable de tuer et de prévenir tous les virus

Crédits : DIOS1212AMOR / Wikimedia Commons

Une équipe de chercheurs d’IBM et de l’Institut de bio-ingénierie et de nanotechnologies de Singapour est parvenue à développer une macromolécule annoncée comme capable d’éradiquer et de prévenir tous les virus: Ebola, herpès, chikungunya…

Des chercheurs d’IBM Research, en collaboration avec ceux de l’Institut de biotechnologie et de nanotechnologie de Singapour, sont parvenus à mettre au point une macromolécule tueuse de virus. Pour y parvenir, ce n’est pas sur le cœur même du virus qu’ils ont accentué leurs recherches, mais sur la périphérie. Ils ont aussi ciblé les « glycoprotéines » qui entourent les virus.

Comme l’explique le Huffington Post, la macromolécule développée par IBM va fonctionner en plusieurs étapes. En premier lieu, elle va s’attacher à ces glycoprotéines, agissant comme une barrière empêchant ainsi les virus de s’attaquer à d’autres cellules. Ensuite, la macromolécule dispose d’une autre arme offensive, qui va permettre de réduire à néant l’acidité du virus. Grâce à cette opération, le virus aura beaucoup plus de mal à se répliquer. Cette macromolécule a été testée sur plusieurs virus, par exemple la grippe, le chikungunya, Ebola ou encore l’herpès, et à chaque fois, aucun signe de résistance n’a été relevé.

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Désormais, il va falloir passer les étapes décisives des essais cliniques sur les animaux et sur les Hommes, mais IBM projette également de la tester sur des lingettes antivirales ou avec des sprays, pour éviter leur propagation. « Si vous avez un certain nombre de patients d’Ebola dans un hôpital et que vous voulez contrôler l’infection, vous pourriez vaporiser la salle avec des macromolécules en suspension dans l’eau. Elles devraient se lier au virus et empêcher de nouvelles infections« , a souligné James Hedrick, l’un des chercheurs d’IBM ayant travaillé sur le projet.

L’ensemble des travaux des chercheurs d’IBM et de l’Institut singapourien a été publié dans la revue Macromolecules ce mardi 17 mai 2016.

Sources : popularscience, huffpost