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Syndrome de Capgras : Cet homme pensait que son sosie vivait chez lui !

Crédits : ComFreak/Pixabay

Un cas clinique hors du commun a été dernièrement rapporté dans une revue par des neurologues, gériatres et psychiatres français.

Monsieur B. est un homme de 78 ans se plaignant de la présence chez lui de son sosie. Il le décrit comme ayant la même taille que lui, ainsi qu’une silhouette identique, tout comme ses cheveux, ses traits, sa façon de s’habiller ou encore de se mouvoir. Quand il s’adresse à son sosie, il s’étonne que ce dernier en sache si long sur son compte.

Cette histoire est un cas clinique observé au CHRU de Tours révélé dans la revue de neuropsychologie Neurocase le 25 août 2015. Les praticiens expliquent que Monsieur B. disait apporter deux couverts près du miroir lors des moments relatifs aux repas. L’intrus se montrant agressif selon Monsieur B., sa fille décide alors de l’amener en consultation à l’hôpital. Les médecins ont alors pratiqué sur lui une ponction lombaire qui a permis d’analyser le liquide céphalo-rachidien ce qui a mis en lumière un début de maladie d’Alzheimer. Le patient s’est alors vu prescrire avec succès un traitement à base d’antidépresseurs et neuroleptiques : le sosie disparait alors au bout de trois mois.

Il semble que Monsieur B. était en proie à une forme inhabituelle du Syndrome de Capgras (l’illusion des sosies), un trouble neuropsychiatrique impliquant habituellement pour le patient une transformation de son entourage en sosies nuisibles au quotidien. Dans le cas de Monsieur B., il s’agit d’une forme atypique de ce syndrome. En effet, il n’a pas la conviction que des personnes de son entourage ont été remplacées par des sosies, mais que la personne étrangère est bien un sosie vivant à son domicile. Son reflet dans le miroir n’est qu’un étranger qui lui ressemble fortement.

Il est possible d’obtenir plus d’informations sur le blog intitulé Réalités Biomédicales alimenté par Marc Gozlan, médecin et journaliste médico-scientifique, traitant plus en profondeur du Syndrome de Capgras.

Sources : Sciences et AvenirVulgaris Médical