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Les bulles de méthane des lacs d’Arctique vont être étudiées depuis l’espace

Crédits : capture vidéo

Parmi les effets provoqués par le réchauffement climatique, en Arctique, la surface des lacs fait surgir de grosses bulles de méthanes qui s’échappent de la surface. Pour comprendre ce phénomène, la Nasa va s’y intéresser de loin, à savoir depuis l’espace.

En juin 2016, cela faisait le quatorzième mois consécutif que le thermomètre battait des records de chaleur dans le monde. Un réchauffement global qui n’est pas sans conséquence pour les milieux naturels, notamment en Arctique, où de grosses bulles de méthane glougloutent désormais à la surface des lacs. À tel point qu’il suffit désormais d’une simple allumette pour faire jaillir une immense flamme au-dessus de ces lacs.

Cela est provoqué par la fonte du pergélisol, ce sol glacé des hautes latitudes supposé rester gelé tout au long de l’année, mais qui à cause du réchauffement fond par endroits, provoquant des affaissements de terrain et des sortes de dépressions remplies d’eau liquide, appelées des thermokarsts. Comme l’explique Motherboard, « le carbone, stocké dans le pergélisol depuis des millénaires, est alors métabolisé par les communautés microbiennes dans la tourbe et les sédiments des lacs ; ce phénomène produit du méthane, qui s’échappe sous forme de bulles jusqu’à la surface. Quand les lacs gèlent de nouveau en hiver, les bulles de méthane s’accumulent sous la surface de l’eau, créant un effet « cocotte-minute » à long terme.« 

La Nasa s’intéresse de près à ce phénomène, et va pour la première fois observer le pergélisol depuis l’espace par l’intermédiaire du projet Arctic Boreal Vulnerability Experiment. Il s’agit là de combiner les mesures effectuées depuis plusieurs années au sol avec les observations satellites de l’évolution de ce sol, pour tenter de prédire les futurs lieux et volumes d’échappement de ce méthane. En effet, le méthane est un gaz à effet de serre possédant une influence importante sur le climat. La fonte du pergélisol pourrait en libérer d’énormes quantités dans l’atmosphère à l’avenir, ce qui ferait empirer la triste situation actuelle.

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