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Des archéologues annoncent la découverte d’un coeur fossilisé vieux de 119 millions d’années

Crédits : Dr John Maisey / American Museum if Natural History

Pour la toute première fois, des archéologues annoncent la découverte du premier exemple de cœur fossilisé. L’organe, qui appartenait à un poisson préhistorique, a cessé de battre il y a environ 119 millions d’années.

Les paléontologues retrouvent régulièrement des ossements fossilisés en tout genre, mais localiser des tissus mous bien conservés est beaucoup, beaucoup plus difficile. Contrairement aux os, ces parties du corps se décomposent en effet très rapidement, la faute — ou grâce — aux bactéries. Dans une récente édition de la revue eLife , des chercheurs ont cependant annoncé la première découverte d’un cœur fossilisé vieux de 119 millions d’années, retrouvé dans les restes fossilisés d’un poisson connu sous le nom Rhacolepis, qui vivait dans le bassin d’Araripe (formation Santana au Nord du Brésil) au cours de la période chaude du Crétacé.

Usant d’une technique d’imagerie non-invasive pour regarder à l’intérieur de la créature, les chercheurs ont pu reconstituer la structure de l’organe. Ils se sont alors rendu compte que l’ancien vertébré avait un cœur à la structure beaucoup plus complexe que ses parents modernes.

En effet, parce qu’ils avaient déjà une vision claire du cœur, les chercheurs ont ensuite usé d’outils pour tenter d’en savoir un peu plus. Tandis que l’organe ressemblait déjà à celui d’espèces plus récentes, il s’est avéré que le poisson possédait au moins cinq rangées de soupapes.. Une structure beaucoup plus complexe que nos spécimens actuels de poissons vertébrés, qui ne possèdent qu’une seule et unique valve cardiaque.

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Auparavant, les chercheurs avaient déjà mis la main sur des cellules sanguines retrouvées dans les os de dinosaures, mais ils semblaient être beaucoup plus jeunes que notre poisson. Certains ont également retrouvé des vers à corps mou, mais ils sont invertébrés. Le cœur de ce poisson, qui pourrait s’être fossilisé suite à un enfouissement rapide dans des conditions chimiques particulières (d’où sa parfaite conservation), est donc l’un des plus anciens fossiles de tissus mous découverts chez un vertébré.

La découverte de tissus complets aussi bien conservés, tels que des organes internes comme le cœur ou le foie, dans un fossile est un peu d’un Saint — Graal pour les paléontologues. La découverte, inédite, pourrait ainsi contribuer à une meilleure compréhension des modèles évolutifs des organes de ces poissons à nageoires rayonnées.

Source : Dailymail