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Amateurs de café, nous avons une mauvaise nouvelle pour vous

Une plantation de café / Crédits : iStock

Le café (et donc les millions de personnes qui en dépendent) est en difficulté ! Une étude publiée dans les Comptes-rendus de l’Académie nationale des sciences des États-Unis nous apprend en effet que près de 90 % des plus grandes régions productrices de café au monde pourraient disparaître d’ici 2050 en raison des changements climatiques.

Il est ici question de café, mais aussi, et surtout d’abeilles. Les abeilles, principales pollinisatrices de cultures de café, sont en effet les héros méconnus de notre système alimentaire mondial. Au fur et à mesure que la planète se réchauffe, les abeilles (et donc les cultures) s’adaptent comme elles peuvent en grimpant en altitude. Mais il est plus difficile de s’adapter dans certaines régions du globe moins montagneuses. C’est notamment le cas pour le Nicaragua, le Honduras et le Venezuela contrairement au Mexique, à la Colombie, au Costa Rica et au Guatemala qui devraient s’en sortir grâce à leurs chaînes montagneuses. Mais « dans l’ensemble, les dommages qui résulteront du changement climatique l’emporteront sur les avantages », selon l’étude.

Sur la base de leurs modèles de prédiction, les chercheurs estiment ici que ces régions pourraient effectivement voir une réduction de superficie de leurs terres viables de trois quarts à 88 % au cours des trois prochaines décennies. Avec ces données combinées au déclin des abeilles, la situation pourrait rapidement devenir catastrophique pour les agriculteurs. « Le café est en effet cultivé par environ 25 millions d’agriculteurs dans plus de soi pays tropicaux dans le monde entier. Au total, environ 100 millions de personnes participent à sa production, la plupart vivant dans des zones rurales et très pauvres », notent les spécialistes.

Sans les pollinisateurs, beaucoup d’entre nous, de l’autre côté de la chaîne, ne seraient de facto plus en mesure de consommer du café, mais également du chocolat ou des pommes parmi bien d’autres aliments de notre quotidien. En effet, contrairement au blé ou au riz, la plupart des fruits et légumes, des oléagineux et certaines céréales, qui constituent des sources importantes de vitamines et de minéraux, sont des cultures dépendantes de la pollinisation. Le changement climatique menace ainsi les moyens de subsistance principaux de millions de personnes à travers le monde, pour ne pas dire des milliards.

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