Avec la peur des araignées, la peur des reptiles et notamment des serpents compte parmi les plus communes au monde touchant des millions de personnes. Pour la science, il s’agit d’un instinct de survie développé tout au long de l’évolution de notre espèce.

Si plusieurs théories s’affrontent pour expliquer l’arachnophobie, la peur des reptiles (herpétophobie) et plus particulièrement la peur des serpents, résulterait d’un instinct de survie développé par l’homme tout au long de son évolution. Pour les scientifiques, c’est donc dans notre ADN que se trouve l’explication à cette peur si répandue dans le monde.

Les caractéristiques uniques et particulières du serpent, comme le fait qu’il ne possède pas de pattes, qu’il se déplace en rampant, ou qu’il porte des écailles luisantes, ont semble-t-il poussé le cerveau des primates à évoluer en développant la capacité à repérer visuellement les serpents. On appelle cela la « Snake Detection Theory », ou théorie de détection de serpent, suggérée par l’ethnologue Lynne A. Esbell il y a une dizaine d’années.

Pour vérifier cette théorie, des scientifiques ont mené des études consistant notamment à montrer des clichés de serpents à des volontaires. L’analyse de leurs réactions a confirmé cette théorie de détection de serpent, et a montré que le cerveau humain possède effectivement un réflexe neuronal de détection du reptile, un instinct de survie inné développé devant le danger potentiel.

Et pourtant, comme pour le requin, c’est bien l’Homme qui est un grand danger pour les serpents, la destruction de leur habitat naturel provoquant la disparition de plusieurs espèces. La plupart d’entre-eux fuient en entendant un Homme approcher et l’on ne dénombre qu’une à trois morsures de serpents mortelles par an en France.

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