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8 anciennes tendances beauté… très douloureuses

Crédits : Pixabay

Par delà l’Histoire, l’expression « il faut souffrir pour être belle » n’avait jamais eu un sens aussi réel.

Pendant longtemps les femmes ont dû altérer leur apparence naturelle pour être conformes aux modèles de beauté de leur époque, et ce à un prix de douleur plus que sadique. Les canons de beauté de l’époque étaient complètement loufoques, et les femmes en souffraient énormément.

Estimons-nous heureuses de vivre à une époque où toutes les morphologies sont acceptées par la société, et que les astuces pour être belles ne sont simplement que des crèmes ou mieux, des massages !

Découvre aujourd’hui avec nous, et grâce à un article de Terra Femina, les 8 tendances beauté douloureuses que les femmes ont dû endurer au fil de l’Histoire.

Les pieds bandés

Nous sommes au début du Xème siècle, en Chine, et à partir de ce moment et pendant des millénaires, se bander les pieds est un symbole de féminité.

Pour obtenir cet idéal féminin, il fallait souffrir, et ce dès le plus jeune âge. À partir de 5 ans et pendant 2 ans, les pieds étaient bandés avant qu’ils atteignent la taille de 7,5 centimètres. On les trempait d’abord dans de l’eau chaude et des herbes médicinales, puis les orteils des petites filles (sauf le gros) étaient pliés contre la plante du pied et tenus sans arrêt par des bandages et des chaussures pointues.

Ainsi, au fur et à mesure, le pied était censé ressembler à un bouton de lotus. Heureusement, cette pratique a été interdite par le gouvernement chinois, mais seulement en 1912, et a même encore été pratiquée un peu après cette interdiction.

Au niveau des lésions notables, les chinoises se retrouvaient le plus souvent avec des orteils nécrosés ou des lésions articulaires. Environ 10% de jeunes chinoises atteintes de septicémie seraient décédées à cause de cette technique.

Le corset

Le corset apparaît pour la première fois à la cour d’Espagne à la Renaissance, au XVIème siècle. Ventant un idéal de corps à la taille ultra fine et à la poitrine soutenue, cet accessoire de mode (et de tortures) a modelé la silhouette de la femme jusqu’au début du XXème siècle.

Pour obtenir ce buste en forme de « sablier », les femmes de l’époque s’infligeaient bon nombre de souffrances. En effet, le corset comprimait leurs organes et les empêchait de respirer (certaines ont même fait des malaises à cause du manque d’air) !

Et ne parlons pas des cas de muscles atrophiés ou de côtes déplacées…

Dès 1910 cet accessoire a été abandonné, mais malheureusement, il recommence peu à peu à faire son entrée, notamment à cause de stars comme Jessica Alba ou Kim Kardashian qui en vantent les mérites.

Les gouttes de Belladone

Quand on remonte au Moyen-Âge, on apprend que la Belladone, plante très toxique, était utilisée par des sorcières qui la mélangeaient à d’autres plantes toxiques pour en faire une pommade et ainsi avoir l’illusion de pouvoir voler et même de voir Satan.

Quant à son influence sur les femmes, il faut aller en Italie, à la Renaissance, époque à laquelle on pressait la Belladonne pour s’en mettre dans les yeux. Véritable atout beauté des Italiennes, ces gouttes dilataient leurs pupilles et leur prodiguaient des yeux noirs profonds censés représenter la pureté et l’innocence.

La plante Belladone porte d’ailleurs son nom de cette époque, « Belladonna » signifiant « belle femme » en italien.

Mais cette recette magique n’avait pas que des effets positifs. On a décelé chez ces femmes des cas de strabisme, mais aussi une incapacité à se concentrer sur des objets, des palpitations cardiaques et même un risque irrévocable de cécité.

C’est bien normal, cette plante est une plante très toxique, car ses baies noires contiennent de l’atropine.

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Le fard au plomb

Si aujourd’hui nos idoles de beauté ont changé et sont assez variés selon les personnes, au XVIème et au XVIIème, toutes les femmes voulaient ressembler à la Reine Elisabeth 1ère d’Angleterre. Comme elle, elles s’appliquaient alors sur le visage un fard blanc épais à base de céruse (ou carbonate de plomb) et de vinaigre. On est loin de nos poudres de teint, mais là, le résultat attendu était d’avoir une peau très pâle et aussi de camoufler les traces laissées par la variole.

Crédits : Wikipedia

Malheureusement, cette astuce beauté empoisonnait les femmes petit à petit, et leur provoquait des effets secondaires comme une peau asséchée, la constipation, l’apparition de cheveux gris et même parfois la paralysie et une défaillance des organes.

Le régime à l’arsenic

L’arsenic est un poison très connu. Mais savais-tu qu’il avait été, à la Renaissance et plus tard, un atout beauté ?

À cette époque, la mode était au front bien dégagé, alors les femmes s’épilaient le visage avec de l’orpiment : de l’arsenic jaune.

Puis, au XIXe siècle, l’arsenic a été consommé en pilule par les femmes et leur promettait « un teint frais, des yeux brillants et un embonpoint sexy ». Malheureusement, en pilule ou pas, l’arsenic reste un poison, et les femmes de l’époque souffraient alors de diarrhée, de vomissements, de sang dans l’urine, de crampes musculaires, de douleurs à l’estomac, de convulsions, et perdaient leurs cheveux.

Les perruques au saindoux

Au XVIIIème siècle, la mode est au corset, jupons, visage poudré de blanc et postiche XXL. Mais aussi, les femmes de l’époque badigeonnaient leurs perruques avec du saindoux, une substance blanche à base de graisse de porc, pour que leurs grandes et hautes coiffes tiennent en place. Cette substance attirait les poux et les rats. Les femmes se voyaient donc obligées d’enfermer leurs postiches en cage pour éviter que les rongeurs viennent les dévorer. Ce n’est certes pas douloureux pour la femme, mais question hygiène, on a connu mieux.

Le détecteur de défauts

En 1932, Maksymilian Faktorowicz, riche entrepreneur et innovateur, invente le « Beauty Micrometer », un instrument en acier censé repérer les défauts physiques de femmes pour ensuite les camoufler avec du maquillage. Objet de torture premièrement psychologique (« vous êtes moche là et là ») mais pour celles qui ont vu les films Hellraiser ou Saw, cet objet est transformé en objet de torture physique.

L’opération des « pieds obèses »

Cette tendance beauté s’appelle « la chirurgie de l’escarpin », en anglais « stiletto surgery » et consiste à se faire injecter du gras dans le talon ou à se faire raccourcir ou retirer entièrement des orteils pour pouvoir être à l’aise dans des talons très hauts.

Cette mode a débuté aux Etats-Unis avec l’arrivée de chausseurs de grand nom comme Christian Louboutin, Manolo Blahnik ou Nicholas Kirkwood et n’est évidemment pas sans risques. Complètement contre-nature et très douloureuse, cette opération et les effets qui s’en suivent sont loin d’être glorieux : infections et nouvelles opérations au programme.

Source : terrafemina / Via 100% féminin