Une équipe internationale d’astronomes dirigée par l’Université d’Hertfordshire annonce la découverte d’une soixantaine de nouvelles planètes orbitant autour d’étoiles proches de notre système solaire. L’une d’elles, Gliese 411b, intéresse particulièrement les chercheurs.

La chasse aux planètes se poursuit. En se basant sur plus de 60 000 observations individuelles de 1 600 étoiles faites sur une période de vingt ans, une équipe internationale d’astronome annonce la découverte d’une soixantaine de nouvelles planètes orbitant dans notre « voisinage cosmique » à proximité du Système solaire et de 54 autres objets, portant le nombre total de nouveaux mondes potentiels à 114. Parmi eux, il y a Gliese 411b, une « Super-Terre » potentielle qui intéresse particulièrement les chercheurs.

« C’est fascinant de se dire que lorsqu’on regarde une étoile dans le ciel, il y a des planètes qui tournent autour d’elle ! C’est un fait dont les astronomes n’étaient pas convaincus il y a encore cinq ans », s’enthousiasme l’astronome Mikko Tuomi qui a dirigé l’étude. Gliese 411-b aurait comme la Terre une surface rocheuse, mais elle serait plus chaude. Cette « Super-Terre » potentielle orbite autour d’une étoile relativement proche de nous. Seuls trois systèmes solaires la séparent de notre Terre ce qui est relativement proche d’un point de vue astronomique.

Ces découvertes ont eu lieu dans le cadre du Lick-Carnegie Exoplanet Survey, une étude lancée en 1996 par les astronomes américains Steve Vogt, Geoffrey Marcy et Paul Butler. Ces vingt années de recherches n’auront donc pas été vaines. Le fruit de leur travail sera prochainement publié dans la célèbre revue The Astrophysical Journal. « La publication de cette étude est l’un de mes accomplissements en tant qu’astronome. Cela représente une grande partie du travail effectué durant ma vie », a notamment déclaré à Paul Butler.

Au vu du nombre de planètes restant à découvrir dans l’immensité de l’espace, les questionnements autour de la vie extraterrestre ont encore de beaux jours devant eux. L’équipe espère que ces travaux conduiront à une avalanche de nouvelles données scientifiques et que les astronomes du monde entier pourront collaborer et partager leurs propres observations ou monter de nouvelles campagnes d’observation pour assurer le suivi des signaux potentiels.

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