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Aux États-Unis, le taux de mortalité par cancer atteint son plus bas niveau en 25 ans

Crédits : Pandoraferrari / Pixabay

Le taux de mortalité par cancer aux États-Unis vient d’atteindre son plus bas niveau en 25 ans, selon un nouveau rapport publié cette semaine. Les communautés les plus pauvres restent en revanche encore en première ligne.

C’est un véritable pied de nez au cancer. Entre 1991 et 2016, le taux de mortalité par cancer aux États-Unis n’a cessé de diminuer (1,5 % par an), au point d’avoir entraîné une baisse globale de 27 % du nombre de cancers déclarés en 25 ans, selon un nouveau rapport de l’American Cancer Society (ACS). Cela se traduit par environ 2,6 millions de vies sauvées. Point négatif : le rapport note également que les communautés les plus pauvres restent encore les plus touchées.

« Bien que la baisse continue du taux global de mortalité par cancer soit une bonne nouvelle, la mauvaise nouvelle soulignée par ce rapport est que les inégalités se creusent, en particulier parmi celles dont le statut socioéconomique est faible, explique le docteur Darrell Gray, directeur adjoint du Comprehensive Cancer Center de l’Ohio State University. Cela souligne l’importance des fournisseurs de soins de santé, des chercheurs et des membres et défenseurs des communautés laïques pour continuer à promouvoir l’équité en matière de santé ». Pour le chercheur, les communautés les plus pauvres pourraient avoir plus de mal à se nourrir sainement, ou encore à financer des rendez-vous chez le médecin qui pourraient éventuellement permettre des détections plus précoces de ces maladies.

cellule cancer
Cellule cancéreuse. Crédits : iStock

Tabagisme en baisse, et détections précoces

Cette baisse du taux de mortalité peut tout de même s’expliquer de plusieurs manières : la réduction du tabagisme, qui influe fortement sur le nombre de cancers du poumon déclarés (48 % en moins chez les hommes de 1990 à 2016), ainsi que les nombreux progrès réalisés dans la détection et le traitement précoces du cancer, notamment de la prostate (51 % en moins de 1993 à 2016), et du sein (40 % en moins de 1989 à 2016).

De 2012 à 2016, on note en revanche des cancers à la hausse, notamment celui de l’endomètre (+2,1 % par an), du pancréas (+0,3 % par an), et du foie (+1,2 % par an chez les hommes et 2,6 % par an chez les femmes).

Le cancer à la hausse dans le monde

Si ces chiffres semblent a priori positifs, dans l’ensemble, cela ne veut pas pour autant dire que le cancer est en déclin dans le monde, bien au contraire. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) prévoyait l’année dernière 18,1 millions de nouveaux cas de cancer dans le monde, et 9,6 millions de décès, soit plus d’un million de décès en plus qu’il y a quatre ans. On note également que près d’un quart de ces décès sont enregistrés en Europe, qui n’abrite que 9 % de toute la population mondiale.

Côté recherches, rappelons qu’une étude révélait il y a peu que certaines cellules du système immunitaire pouvaient maintenir les cellules cancéreuses « en sommeil » chez la souris. Des travaux supplémentaires sont en revanche nécessaires pour savoir si ces résultats pourraient être observés chez l’Homme. Il y a quelques semaines, une équipe de chercheurs annonçait également la découverte d’une nanostructure d’ADN unique et commune à tous les cancers. Un nouveau test mis au point a ensuite permis de détecter la maladie à un stade précoce en quelques minutes seulement.  Les chercheurs envisagent bientôt  les premiers essais cliniques.

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