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Uber annonce la mise en place d’un centre de recherche sur les taxis volants en France

Crédits : Uber

Le programme de conduite autonome d’Uber – de la fermeture de son avant-poste en Arizona à la colère du maire de Pittsburgh qui ne souhaite plus que la ville abrite les tests – vit des heures compliquées. Cependant leur initiative de taxi volant est, on ose le dire, en train de décoller.

La société détaillait il y a quelques heures dans un communiqué son intention d’ouvrir un centre de recherche « Uber Elevate » à Paris. Ses acteurs consacreront 23,4 millions de dollars au cours des cinq prochaines années à des recherches sur la navigation aérienne et la conformité aux règlements européens, annonçait ce jeudi Dara Khosrowshahi, le dirigeant d’Uber. « Ce centre sera dédié à la gestion de l’espace aérien, l’autonomie, les réseaux de communication en temps réel, le stockage d’énergie et les systèmes de recharge », explique l’entreprise dans un communiqué.

Uber Elevate pourrait voir le jour en 2025 à « des prix abordables ». « Le projet Elevate consiste à ajouter une troisième dimension au transport de masse pour des distances plus longues à l’intérieur des “super-cities”, note le directeur général. Je vois les premières applications commerciales se développer autour de 2025 et au-delà. Le but d’Uber n’est pas de proposer des trajets à 300 ou 400 euros, nous visons un marché pour tout le monde », déclare-t-il dans une interview accordée aux Echos.

Il s’agira ici du premier centre de recherche et de développement d’Uber situé en dehors de l’Amérique du Nord. Un partenariat a aussi été signé avec l’école Polytechnique. Le choix de la France s’est fait en raison des écoles d’ingénieur et de son rôle dans l’aviation.

Rappelons qu’Uber dévoilait également en novembre dernier un partenariat avec la NASA pour le déploiement d’une flotte de taxis volants qui verra bientôt le jour à Los Angeles en Californie, mais également à Dallas Fort-Worth au Texas et à Dubaï. Pour décoller, des « vertiports » seront installés en haut d’immeubles. Ces véhicules à décollage et atterrissage vertical (VTOL) « sont différents des hélicoptères car ils sont beaucoup plus silencieux, sûrs et abordables, et plus respectueux de l’environnement », avait assuré le groupe dans un communiqué. Imaginez alors pouvoir prendre votre téléphone pour commander un Uber, puis monter au dernier étage d’un immeuble pour accéder à votre véhicule, sorte d’hybride entre un hélicoptère et un drone.

Notons qu’Uber n’est pas la seule enseigne à travailler sur des taxis volants. Airbus travaille également sur CityAirbus, avec un vol d’essai prévu pour 2018. Notez aussi la présence de l’entreprise allemande Volocopter, qui a testé avec succès une voiture volante à Dubaï en septembre dernier.

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