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Cet inventeur a créé le premier robot humanoïde à imprimer en 3D !

Crédits : Gaël Langevin / InMoov

L’inventeur multi-casquette Gaël Langevin a mis au point un robot complet via l’impression 3D, dans le cadre de son projet personnel baptisé InMoov mis en place il y a maintenant quelques années.

Originaire de Clichy en région parisienne, Gaël Langevin a connu une scolarité difficile, mais à 17 ans celui-ci se rend aux États-Unis et aux Pays-Bas pour trouver sa voie, ce qui lui aura notamment permis de parler couramment anglais. Ce bricoleur touche-à-tout devient ensuite designer-sculpteur et crée des maquettes et autres structures pour le cinéma et la publicité dans son atelier parisien : Factices.

En 2011, un constructeur automobile demande à Gaël Langevin de mettre au point une prothèse de main, mais la commande – trop chère pour le client – est finalement annulée. Ainsi, l’inventeur se demande comment il pourrait réaliser une prothèse futuriste, et achète sa première imprimante 3D qu’il décide d’utiliser à ces fins. Véritable autodidacte, Gaël Langevin apprend tout sur Internet et InMoov devient son projet phare.

En 2012, la première prothèse de main à imprimer est prête, mais l’intéressé ne voulait absolument pas vendre le brevet à une société. C’est pour cette raison qu’il publie les plans en open source, à savoir libre de droits via son site web. Puis les mois passent et l’homme confectionne d’autres pièces telles qu’une tête, une poitrine, un dos etc. pour finalement arriver à un robot complet d’1m85 !

Crédits : Gaël Langevin / InMoov

Grâce à la disponibilité open source, des ingénieurs russes et italiens ont repris les mains afin de créer une plateforme d’apprentissage du langage des signes à destination des sourds-muets. Aux États-Unis, il est question de reprendre les plans et de créer un robot capable d’interagir avec des enfants malades. Fier du succès de son œuvre et de sa contribution, Gaël Langevin estime qu’il existe plus d’un millier de clones de son robot – entier ou en partie – dans le monde.

Le robot, que l’inventeur continue de façonner, peut aujourd’hui prendre un objet dans la main, parler, reconnaître un visage ou encore faire un travail de mémorisation. La prochaine étape est selon le créateur de faire en sorte que le robot marche, c’est pour cela qu’il travaille actuellement sur les jambes, comme le montre la vidéo en fin d’article. En effet, le robot ne peut se déplacer qu’avec l’aide d’un plateau.

Par ailleurs, Gaël Langevin vend des pièces de son robot pour financer son projet, ce qui rend également service aux personnes qui ne possèdent pas d’imprimante 3D. Très clairvoyant, l’intéressé dévoile également sa vision de l’arrivée de l’intelligence artificielle dans nos vies :

« Certaines personnes n’ont pas d’imprimante 3D chez eux donc je les confectionne dans mon petit atelier », explique-t-il. « Cela me permet de financer mon projet et de continuer dans la recherche et le développement. Si nous parvenons à créer une intelligence artificielle en open source, alors notre relation avec les machines se fera naturellement. En revanche, si l’intelligence artificielle est entre les mains d’acteurs économiques, alors nous irons tout droit vers un dérapage. »

Sources : Ouest FranceL’Indépendant

Cet inventeur a créé le premier robot humanoïde à imprimer en 3D !
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