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L’Uruguay légalise le cannabis à moins d’un euro le gramme pour lutter contre le trafic de drogue

Crédits : rexmedlen / Pixabay

Un article que nous avions publié le 27 octobre dernier relatait déjà le projet du gouvernement uruguayen quant à la légalisation de la vente du cannabis. Depuis quelques jours, c’est désormais acquis ! Il s’agit pour l’état de contrôler la qualité et l’approvisionnement car le marché clandestin serait de mauvaise qualité. Le prix a été fixé en prenant en compte de celui que l’on retrouve dans la rue : environ 1 dollar US.

Ce vendredi 2 mai 2014, la vente de cannabis est devenue légale en Uruguay, concrétisant l’application d’une loi unique au monde. En décembre 2013, un vote était attendu concernant la régulation du marché de la marijuana. Ainsi, chaque personne pourra acheter légalement dix grammes par semaine. Pour l’instant, les autorités attendent quelques semaines avant de lancer un appel d’offres pour délivrer de deux à six licences d’exploitation alors que les particuliers pourront cultiver aussi, de même que les clubs de consommateurs. Le produit sera disponible également en pharmacie.

“Il n’y aurait pas besoin de plus de dix hectares” (par exploitation) selon Julio Calzada, secrétaire général du Bureau national des drogues.

Il affirme aussi que pour ce pays de 3,3 millions de personnes, environ 20 tonnes de cannabis sont consommées. Cependant, la question du marché noir reste présente face à un pourcentage non négligeable de personnes qui refuseraient de s’enregistrer, ainsi que de mineurs et étrangers pour qui seront établies des restrictions d’accès.

“Ça a été un soulagement quand la loi a été approuvée, parce que je n’aurai plus jamais à aller me fournir dans une boca (point de vente illégal)”, a ainsi confié Claudia, une employée de 36 ans, mère de trois enfants.

Soulagement d’un côté, et inquiétude de l’autre :

“La possibilité existe que (le marché) puisse dévier (vers d’autres drogues) ou violer cette loi, alors, nous devrons agir” a expliqué le commissaire César Manuel Sosa, directeur de la Direction générale de répression du trafic de drogues.

On sait que l’usage et la commercialisation se font déjà aux Pays-Bas et en Californie sous certaines conditions, l’Uruguay pourrait donc ouvrir la voie de la légalisation à d’autres pays.

Source : Le point CitizenPost20 Minutes

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