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Un Internet surpuissant grâce au graphène ?

Crédits : iStock

Une équipe internationale de chercheurs est parvenue à découvrir une nouvelle manière de rendre Internet jusqu’à 10 000 fois plus rapide, ce grâce au matériau le plus mince au monde, le graphène.

« Nous avons découvert un tout nouveau phénomène capable de rendre l’internet nettement plus rapide », tels sont les mots du physicien Ben Van Duppen de l’Université d’Anvers en Belgique. « Nous avions déjà observé que le graphène, le matériau le plus mince au monde, convient à merveille aux rayons laser. Nous avons donc essayé de manipuler les lasers utilisés dans les câbles internet. Grâce au graphène, il est possible de piloter le rayon laser à une vitesse jusqu’à dix mille fois supérieure à ce qui est possible avec les techniques traditionnelles », ajoute le physicien belge.

Ce dernier s’est associé avec des pairs internationaux pour mener à bien des travaux de recherche au National Graphene Institute à Manchester, en Angleterre. Ils expliquent que des fragments extrêmement fins de graphène, à savoir d’environ un millième de la grosseur d’un cheveu humain, ont été découpés pour être utilisés avec deux lasers. « Deux rayons laser s’interpénètrent normalement tout simplement », explique Ben Van Duppen. « Mais nous avons réussi à changer cela. En orientant les lasers sur de minuscules fragments de graphène, ils prennent soudainement conscience de leur existence mutuelle avant d’être mixés. Comme les lasers se mélangent, il est possible de transférer des bits et des bytes d’un rayon laser vers l’autre. On peut ainsi créer des signaux internet contenant des milliers de fois plus d’informations que ce qu’on arrive à faire avec les techniques électriques utilisées actuellement pour l’Internet sur fibre optique », complète ce dernier.

Pour ces chercheurs, il existe un réel intérêt à rendre l’Internet bien plus rapide dans la mesure où de plus en plus d’appareils qui nous équipent sont connectés, notamment dans le cadre de ce qu’on appelle l’Internet des objets. Pour le physicien belge, il ne fait aucun doute que la découverte pourra être appliquée dans plusieurs années aux lignes à fibre optique déjà existantes.

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