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Quand des gigantesques amas de galaxies se percutent

Image composite de la région d'Abell 2744, à 4 milliards d'années-lumière, obtenue dans les données radio, aux rayons X et en lumière visible. Les collisions ont ici généré des ondes de choc qui ont déclenché un véritable feu d'artifice céleste (en rouge et orange). Au centre de l'image, le violet indique une matière chauffée à l'extrême. Crédits : Pearce et al ., Bill Saxton, NRAO / AUI / NSF, Chandra, Subaru, ESO.

Les amas de galaxies, constitués de centaines ou de milliers de galaxies, sont les plus grandes structures de l’espace. Et sur le chemin de leur évolution, il arrive parfois que des amas se rencontrent et fusionnent. C’est ce qu’ont observé des astronomes, à 4 milliards d’années-lumière.

Des collisions surviennent dans l’espace, et chacune d’elles est un événement remarquable. Nous en avons récemment eu vent suite à la détection des premières ondes gravitationnelles suite à la fusion de trous noirs ou d’étoiles à neutrons, il y a quelques mois. Mais il existe de plus grands objets dans l’Univers, de plus grandes formations. Ainsi, lorsque certains des plus grands objets de l’Univers connu s’affrontent, il éclate alors un feu d’artifice aux proportions cosmiques. C’est précisément ce qu’ont observé des astronomes, les yeux pointés sur une région de l’espace appelée Abell 2744, située à environ 4 milliards d’années-lumière de la Terre.

Dans cet endroit éloigné, plusieurs amas de galaxies se sont en effet « réunis » lors d’une collision géante, générant « des ondes de choc qui déclenchent un feu d’artifice céleste », peut-on lire dans un communiqué publié mardi par l’Observatoire national de radioastronomie (NRAO). Cette image composite de la collision combine de récentes observations radio réalisées à l’aide du très grand réseau Karl G. Jansky de la National Science Foundation, avec des données radiographiques antérieures enregistrées par l’observatoire Chandra X de la NASA et des images capturées en lumière visible prises grâce au télescope Subaru et du Very Large Telescope (VLT). Un vrai travail d’équipe donc, pour un résultat haut en couleur (cf. photo principale).

Vous pouvez ci-dessous observer cette même région du ciel sous différentes longueurs d’ondes :

Crédits : Pearce et al ., Bill Saxton, NRAO / AUI / NSF, Chandra, Subaru, ESO.

Nous ne pouvons le voir distinctement sur cette image, mais les astronomes suggèrent ici plusieurs collisions en cours : une collision nord-sud (haut/bas dans l’image) et une collision est-ouest (gauche/droite dans l’image). Il pourrait y avoir une troisième collision possible ; les astronomes continuent donc à analyser leurs données pour tenter d’en apprendre davantage sur ces collisions et leurs conséquences.

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