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Une étude précise l’origine de l’odeur des aisselles !

Crédits : Dasilvr52 / Wikipedia

Depuis longtemps, la Science n’est pas certaine de l’origine de l’odeur des aisselles. Toutefois, certains chercheurs pensent que celle-ci provient de l’action de bactéries, ce que soutient une nouvelle étude. Toutefois, l’étude va plus loin en mettant en exergue le développement d’enzymes produisant des molécules à l’origine de l’odeur.

Une enzyme produisant les molécules odorantes

En 2017, le dermatologue français Fabien Guibal expliquait que notre corps produit deux types de sueurs. En cas de stress, d’anxiété ou de panique, le corps sécrète de la sueur par les glandes apocrines situées sous les aisselles, sur la peau autour des mamelons et de l’anus. Dans le cas d’un effort physique, la sueur est sécrétée par les glandes eccrines que l’on retrouve partout sur notre peau au niveau, notamment au niveau du front, des paumes des mains et de la plante des pieds.

Quant au débat sur l’origine de l’odeur de transpiration, ce dernier reste ouvert, mais semble se préciser. S’agit-il vraiment de l’action de bactéries ? Une étude publiée dans la revue Scienctific Reports le 27 juillet 2020 s’est intéressée à l’origine de cette odeur. Les chercheurs du département de biologie de l’Université de York (Royaume-Uni) évoquent en effet la présence de bactéries, ce qui n’a rien d’étonnant. Toutefois, la nouveauté réside dans le développement par ces mêmes bactéries d’une enzyme produisant les molécules à l’origine de l’odeur.

staphylococcus hominis bactérie
Les bactéries staphylococcus hominis – Crédits : Europeana

Une relation évolutive

Les chercheurs ont baptisé cette enzyme BO, pour “body odors”. La résolution de sa structure a permis de localiser l’étape moléculaire à l’intérieur de certaines bactéries. Celles-ci fabriquent les molécules responsables des mauvaises odeurs. Pour les scientifiques, il s’agit là d’un progrès dans la compréhension du fonctionnement des odeurs corporelles. La prochaine étape sera le développement d’inhibiteurs qui cibleront la production de ces effluves à la source sans perturber le microbiome des aisselles.

Le staphylococcus hominis est l’une des principales souches de bactéries responsables de la production de l’enzyme BO. Or, ce groupe de bactéries est étroitement lié à l’évolution humaine depuis le début. Les chercheurs indiquent même que celui-ci est antérieur à Homo sapiens et pourrait remonter au temps des primates. Il existe donc une relation évolutive entre les aisselles humaines et ces bactéries produisant l’enzyme BO. Les directeurs de l’étude estiment toutefois que de plus amples recherches doivent être menées afin de mieux comprendre cette relation.

Rappelons tout de même que la transpiration se trouve régulièrement au cœur de recherches scientifiques. En 2017, des chercheurs étasuniens ont mis au point un patch adhésif composé de petits capteurs. L’objectif ? Évaluer la santé de son porteur et transmettre des informations à destination d’un smartphone.