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S’il y a de la vie sur Europa et Encelade, celle-ci provient-elle de la Terre ?

Crédits : NASA/ESA/JPL/SSI/Cassini Imaging Team

Et si la vie avait pu sauter de planète en planète et attendre certains satellites lointains ? Un géophysicien américain favorable à ce genre de théorie a effectué une simulation informatique plutôt intéressante. Cette dernière est relative à des fragments de Terre ayant potentiellement voyagé vers des contrées lointaines.

Une théorie fascinante

Dans le monde scientifique, de nombreux chercheurs sont partisans de la “lithopanspermie”. Il s’agit d’une théorie scientifique affirmant que la vie sur la Terre provient de collisions accidentelles avec des corps extraterrestres rocheux naturels (comètes, météorites, autres planètes). Certains pensent par exemple que la vie sur Terre pourrait avoir une origine martienne.

La lithopanspermie a été évoquée lors du dernier rassemblement de l’American Geophysical Union, comme l’a rapporté Space.com dans un article du 17 décembre. Dans la logique de cette théorie, le géophysicien américain Jay Melosh a tenté de savoir si la vie pouvait “sauter” de planète en planète afin de coloniser des contrées lointaines telles que Europe et Encelade, satellites des planètes Jupiter et Saturne.

Europe et Encelade. Crédits : NASA / ESA / JPL-Caltech / SETI Institute

Une simulation pour en savoir davantage

Jay Melosh estime qu’un très faible nombre de fragments entre en contact avec Europe. Selon l’intéressé, ceci représente entre 0,00004 % et 0,00007 % des roches martiennes ayant touché la Terre. Or, nous estimons à une tonne l’ensemble des fragments de Mars arrivant sur notre planète chaque année. Autrement dit, 0,4 gramme de ces fragments auraient atteint Europe (environ 0,2 gramme dans le cas d’Encelade).

Pour arriver à ce nombre, le géophysicien a utilisé une simulation informatique ayant suivi 100 000 particules de roches martiennes. La simulation prend en compte un impact ayant propulsé ces fragments à des vitesses situées entre 1,3 et 5 km/s. Par ailleurs, Jay Melosh estime que la quantité de fragments ayant atteint Europe est sensiblement la même, dans le cas où la planète de départ se trouve être la Terre plutôt que Mars. Autrement dit, il s’agit de presque un demi-gramme de roche probablement porteur de vie.

Néanmoins, dans le cas où l’on retrouverait de la vie sur ces satellites, celle-ci a  beaucoup plus de chances d’être indigène. Il est en effet très peu probable qu’elle provienne de la Terre. Comme le souligne Jay Melosh, un fragment de roche voyage environ deux milliards d’années dans l’espace avant d’atteindre Europe !

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