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Les simples masques anti-Covid sont insuffisants face aux incendies

Crédits : XR Impact

Selon des experts étasuniens, les simples masques de protection que l’on utilise dans la lutte contre le coronavirus ne suffisent pas à se protéger des risques que représentent pour la santé les particules se trouvant dans les fumées des incendies. Une étude récente fait d’ailleurs le lien entre formes graves de Covid-19 et feux de forêt.

Pourquoi cette inefficacité ?

Actuellement, des centaines de pompiers sont aux prises avec des incendies dans le sud de la France, dans les départements de l’Aude et du Vaucluse. Dans l’incendie ravageant l’arrière-pays de Saint-Tropez, pas moins de 5 000 hectares ont brûlé et ont causé un décès. Alors que de nombreuses personnes sont évacuées, une question se pose : les simples masques de protection anti-Covid-19 sont-ils efficaces pour se protéger ?

La réponse est non, puisque les particules de fumée sont extrêmement fines. En effet, leur diamètre est inférieur à 2,5 micromètres (PM2, 5). En réalité, seuls les masques FFP2 dont le maillage est très fin offrent une protection optimale, à la fois contre les particules se trouvant dans la fumée des incendies et contre le coronavirus SARS-CoV-2.

masque FFP2
Seuls les masques FF2 sont 100 % efficaces contre les particules fines des fumées.
Crédits : fernandozhiminaicela/Pixabay

Une aggravation des cas de Covid-19

Dans une publication de la Gazette de Harvard le 13 août 2021, la chercheuse du département de bio-statistiques de l’Université d’Harvard Francesca Dominici rappelle que les habitants ne doivent pas attendre de sentir les fumées pour limiter leurs activités en extérieur. En effet, cette attitude s’impose dès l’apparition des premières alertes concernant la qualité de l’air. L’objectif est d’éviter tout agissement requérant de profondes respirations. L’idéal est donc de rester chez soi en gardant au maximum les portes et les fenêtres fermées. L’intéressée rappelle ainsi que la meilleure protection contre les fumées des incendies de forêt est tout simplement d’éviter toute exposition.

L’étude publiée dans la revue Science Advances montre que des milliers de cas graves (et de décès) pour cause de coronavirus sont potentiellement attribuables à l’augmentation de la pollution atmosphérique causée par les particules fines des fumées des incendies de forêt. Les cas concernaient des personnes exposées à des incendies entre mars et décembre 2020 dans les États de Californie, de l’Oregon et de Washington (États-Unis).

Selon Francesca Dominici, l’étude représente un support à destination des décideurs politiques. Son contenu révèle des informations importantes sur la manière dont le changement climatique – en augmentant la fréquence et l’intensité des feux de forêts – peut aggraver une crise mondiale déjà existante, dans le cas présent celle en lien avec le coronavirus.