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L’ouragan Lorenzo se rapproche dangereusement des côtes européennes

Crédit : Capture d'écran

Classé en catégorie 5 samedi soir, l’ouragan Lorenzo devrait toucher l’archipel des Açores dans quelques heures, avant de se diriger vers les côtes Britanniques. Il s’est depuis légèrement affaibli, mais reste potentiellement très dangereux.

Avec des rafales de vents à plus de 300km/h il y a quelques jours, l’ouragan Lorenzo est le plus puissant jamais observé au nord et à l’est du bassin atlantique. Classé en catégorie 5 dans la nuit de samedi à dimanche, il a depuis été reclassé en catégorie 3, avec des vents atteignant en moyenne les 185 km/h. Il devrait atteindre l’archipel des Açores ce mardi, avant de se diriger lentement vers les côtes britanniques en fin de semaine, selon l’Agence américaine National Hurricane Center (NHC). Entre-temps, il devrait néanmoins continuer de faiblir.

Un affaiblissement progressif est prévu dans les prochains jours, mais Lorenzo devrait rester un ouragan important tout au long de cette période, nous fait savoir le centre. L’ouragan devrait tout de même produire des accumulations totales de pluie de 7 à 15 centimètres sur une grande partie des Açores occidentales ce lundi. Et de 3 à 5 centimètres sur les Açores centrales mardi et mercredi. Des crues soudaines potentiellement très graves sont donc à prévoir“. La prudence est de mise, donc, pour tous les habitants de ces régions.

Doit-on blâmer le réchauffement climatique ?

Il a en effet été souligné que, dans l’Atlantique, les ouragans s’intensifient de plus en plus rapidement depuis 30 ans. Un phénomène tout à fait naturel, d’une part, peut expliquer la tendance : l’oscillation atlantique multidécennale. On observe alors une variabilité naturelle des températures de surface de la mer, alternant entre des phases plus froides et plus chaudes. Chaque phase pouvant durer plusieurs décennies. Il faut savoir que depuis les années 1990, nous sommes ancré dans une “phase chaude” de cette oscillation. Et nous savons que des températures élevées en surface océanique favorisent la formation d’ouragans.

Néanmoins, l’effet du réchauffement global d’origine anthropique ne doit pas être exclu. Les scientifiques sont en effet de plus en plus nombreux à constater (surtout depuis l’ouragan Dorian, plus tôt cette année) que les ouragans se renforcent à cause de la hausse des températures globales de la planète. Il a également été souligné que cette évolution du climat, qui semble modifier la façon dont l’air circule dans l’atmosphère, ralentie la vitesse de déplacement de ces événements. Les ouragans et tempêtes sont donc plus lents (de 10% en moyenne) qu’il y a quelques années. Ce qui implique, forcément, beaucoup plus de dégâts potentiels.

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