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Le « poisson végétal » est en pleine progression

Crédits : New Wave Foods

Après le steak végétal, un autre aliment a fait son apparition sur les étals : le poisson végétal. Plusieurs sociétés en fabriquent avec pour nouvel objectif de séduire de plus en plus de non-végétariens. L’un des arguments de vente n’est autre que la nature de la production, à savoir plus responsable.

Produire des fruits de mer plus intelligemment

Tout d’abord, il faut savoir que le terme « poisson végétal » désigne des produits de la mer alternatifs. Selon un article du New York Times du 8 septembre 2021, ce type d’aliments représenterait une avancée dans un contexte de surpêche et de risques concernant la santé. Le quotidien étasunien a notamment interrogé Mirte Gosker, directrice générale par intérim du Good Food Institute Asia Pacific – une association à but non lucratif faisant la promotion de la protéine alternative. L’intéressée estime que le poisson végétal incarne une manière plus intelligente de produire des fruits de mer.

Différents fabricants sont déjà présents sur le marché, comme New Wave Foods. Celle-ci commercialise des crevettes à base de haricots mungo et d’algues. Citons également Ocean Hugger Foods, qui produit des sushis avec un thon cru dont l’ingrédient principal est la tomate – pour lutter contre la surexploitation du thon.

sushi thon végétal
Crédits : Ocean Hugger Foods

Une progression en marche

Pour l’instant, ces produits de la mer 100 % végétaux représentent seulement 0,1 % des ventes aux États-Unis, contre 1,4 % pour les viandes alternatives dont le steak végétal. Cependant, une plus grande demande de la part des consommateurs pourrait générer un changement progressif. En effet, des investisseurs créant des sociétés productrices de produits de la mer alternatifs ont reçu 83 millions de dollars en 2020, soit huit fois plus qu’en 2017.

Pour nombre de ces sociétés, l’objectif est désormais de séduire les non-végétariens. Toutefois, les produits qui se rapprochent du poisson cru devraient pouvoir être améliorés, comme l’indique Jacek Prus, directeur de l’entreprise de protéines alternative Kuleana. L’idéal serait d’atteindre une texture vraiment convaincante en bouche, ce qui représente sans  aucun doute un énorme défi. Toutefois, rappelons tout de même que les entreprises produisant des aliments à base de plantes ont déjà fait des progrès en matière de textures et de saveurs, si bien que rien n’est impossible.

Enfin, citons une autre alternative future : le poisson in vitro. En 2020, la start-up Wildtype avait présenté des sushis au saumon cultivé à partir de cellules souches. Pour cette société, ce procédé peut permettre de produire les fruits de mer les plus durables de la planète. Cette alternative a quelques points communs avec le poisson végétal, dont la lutte contre la surexploitation des ressources marines.