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Cette start-up crée des sushis de saumon in-vitro en laboratoire

Crédits : Bluewaikiki / Flickr

Une société étasunienne s’est donné pour objectif de produire les fruits de mer les plus durables de la planète. Toutefois, il est ici question de nourriture cultivée in vitro à partir de cellules souches, comme cela existe déjà en ce qui concerne la viande.

Du saumon de laboratoire

Sommes-nous prêts pour les sushis et autres sashimis provenant d’une culture en laboratoire ? La start-up Wildtype basée en Californie (États-Unis) ne s’est visiblement pas posé la question. Cette dernière indique sur son site officiel vouloir «créer les fruits de mer les plus propres et les plus durables de la planète, en commençant par le saumon». Wildtype semble donc avoir emboîté le pas de certaines sociétés dont le créneau n’est autre que la production de nourriture in-vitro.

Citons Impossible Food, Memphis Meats et surtout Beyond Meat, une marque déjà distribuée aux États-Unis. Cette dernière produit des steaks hachés de viande artificielle à partir de cellules souches issues d’épaules de bovins. Memphis Meats utilise un procédé similaire pour produire de la viande de poulet. Quant à Impossible Food, il est question de viande hachée végétarienne.

saumon sashimi
Crédits : PxHere

Un processus plus complexe

Wildtype ne s’intéresse pas à la viande mais au poisson, et en premier lieu au saumon cru. Dans ses locaux de San Francisco, la start-up nourrit l’objectif d’en faire un produit ayant une qualité suffisante afin de l’utiliser dans la confection de sushis, sashimis et autres nigiri. Toutefois, le processus concernant le saumon est plus complexe que pour la viande. En effet, il incombe de développer les tissus musculaires et les graisses, surtout les oméga 3. Ceux-ci donnent en effet le gout et la texture du saumon sauvage lorsque ce dernier est consommé cru.

Pour l’heure, Wildtype n’en est qu’à ses débuts. La start-up parvient à produire environ 500 g de saumon en un peu plus de trois semaines. Évidemment, il faudra produire des quantités bien plus importantes afin de satisfaire les besoins des maîtres sushis. L’objectif est à terme de créer des blocs de 4 à 6 kg que ces chefs pourront utiliser.

En tout cas, les progrès de Wildtype sont là et il s’agit seulement d’une question de temps pour que les objectifs soient atteints. Durant ces deux dernières années, la start-up a levé pas moins de 16 millions de dollars et a déjà mené quelques expérimentations dans des restaurants. Néanmoins, les responsables estiment que le futur destiné à la commercialisation ne devrait pas voir le jour avant au moins cinq années.