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Le béton, ce désastre écologique !

Crédits : Wikipedia

L’assemblage de matériaux de nature généralement minérale et communément nommé “béton” est omniprésent sur Terre. Il sert dans de nombreuses constructions d’envergure comme les immeubles, barrages et autres ponts. En revanche, pour le côté écologique, il faudra repasser !

Au banc des accusés : sable et ciment

Comme l’a rappelé un récent article de France Info, l’omniprésence du béton pose des questions écologiques. Considéré comme étant la deuxième ressource la plus utilisée après l’eau, le béton consomme énormément de ressources. En effet, celui-ci est composé de sable, de graviers, d’eau et de ciment. Le béton est anti-écologique, entre autres à cause du ciment, dont la production frôlant les 4 milliards de tonnes par an consomme de grandes quantités d’électricité et de fioul.

En réalité, la contenance en sable du béton pose davantage de problèmes. Une étude publiée en 2017 estimait que le sable est une ressource surexploitée, destinée à devenir d’ici peu une denrée rare. Selon l’étude, 11 milliards de tonnes de sable marin auraient été extraites des océans en 2010, et ce rien que pour le domaine de la construction ! Les effets sur l’environnement sont désastreux, notamment en ce qui concerne la biodiversité.

Crédits : Pixabay

Quelles alternatives ?

Concernant le ciment, citons l’exemple de la société australienne Zeobond Cement, qui produit du ciment avec des cendres et des résidus industriels. Il s’agit d’une initiative qui permettrait de baisser les émissions de CO2 d’environ 80 %. Pour ce qui est du sable, il faut savoir que le celui qui se trouve dans le désert n’est pas utilisé, car il s’agirait de grains trop lisses (érosion) ne pouvant pas s’agréger de manière optimale. C’est pour cette raison que le sable utilisé pour faire le béton est puisé dans les mines, les fonds marins et les plages.

En 2018, nous évoquions les travaux effectués par des chercheurs de l’Université de technologie de Kaunas (Lituanie). Ces derniers ont affirmé avoir obtenu un béton à partir de résidus industriels recyclés ayant une forme active de silice et d’alumine. Il s’agit par exemple de cendres de biocarburants, de cendres volantes ou encore de métakaolin, un matériau dont les propriétés sont voisines de celles des fumées de silice. Quant au fait de recycler le béton, cela est possible mais les quantités astronomiques produites peuvent décourager. Toutefois, une nouvelle norme est attendue en France pour 2020 : 20 % de béton recyclé dans le secteur du bâtiment.

Plus récemment, une autre alternative a vu le jour pour limiter l’utilisation de sable, non pas concernant le béton mais l’asphalte servant à construire les routes. Cette initiative née au Ghana a permis la création d’un nouveau type s’asphalte dont la composition est de 80 % de plastique et seulement 20 % de sable ! Il s’agit donc de recycler le plastique tout en se passant de plus de deux tiers de la présence de sable.

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