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Covid-19 : en Afrique, l’OMS se prononce pour la recherche de solutions du côté des médecines traditionnelles

Crédits : iStock / alexkich

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, l’OMS est sans conteste l’institution dont les annonces, déclarations et autres directives ont été les plus scrutées – qu’elles aient d’ailleurs été écoutées ou non. Quoi qu’il en soit, sa légitimité n’est plus à démontrer en matière d’aide à la gestion de risques sanitaires. Et dernièrement, son antenne africaine s’est exprimée sur les médecines naturelles comme pistes de recherche pour lutter contre cette pandémie.

À la recherche du remède miracle

Cette semaine, nous avons dépassé le triste bilan d’un million de victimes décédées du coronavirus dans le monde, qui sévit depuis l’année dernière. Ce chiffre aussi impressionnant que symbolique nous rappelle l’importance de tout mettre en oeuvre pour enrayer cette hécatombe.

Tout d’abord avec la production d’un vaccin, qui, malgré des avancées significatives dans certains pays comme la Russie, n’a pas encore abouti. Ce dernier est attendu avec autant d’impatience que de prudence, et sa mise en place est le théâtre d’une lutte acharnée des laboratoires du monde entier.

Du côté des solutions miracles pour faire face à la maladie, beaucoup ont été évoquées – parfois avec véhémence – et on fait le débat, la chloroquine briguant la première place. Mais à défaut de trouver LA substance parfaite pour guérir les malades, l’OMS a annoncé se pencher sur des alternatives.

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Crédits : geralt/pixabay

La médecine traditionnelle efficace contre le coronavirus ?

En Afrique, toutes les solutions sont envisagées pour solutionner le problème et y trouver un remède :

« Nos gouvernements se sont engagés en 2000 […] à traiter les remèdes traditionnels comme les autres médicaments en les soumettant à des essais », rappelait ainsi en mai Matshidiso Rebecca Moeti, docteure et responsable régionale de l’OMS en Afrique.

Depuis cette période, un regroupement d’expert·e·s en médecines traditionnelles, issus du Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies et de la Commission des affaires sociales de l’Union africaine oeuvre pour l’OMS. Le but ? Se pencher sur les médecines naturelles, comme le site doctonat en répertorie. Autrement dit, l’OMS a validé le lancement de recherches pour ces remèdes, notamment face au Covid-19.

Mieux que ça même, puisque ces expert·e·s ont « approuvé un protocole pour des essais cliniques de phase 3 de phytothérapie pour le Covid-19 » , selon les mots de l’OMS. Signe que toutes les pistes sont étudiées pour trouver de quoi soulager les malades, et pas seulement ceux du Covid-19. Les remèdes traditionnels étudiés concernent aussi d’autres maladies.

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Crédits : Caniceus/pixabay

L’Afrique, continent face à l’épidémie

Pour l’instant moins touché que d’autres zones du monde, l’Afrique doit également faire face au défi sanitaire que représente cette maladie avec le cap du million de personnes contaminées en août dernier. Et comme partout, les inégalités entre pays se font ressentir, puisque 5 des 54 pays du continent abritaient alors plus de 70% des cas.

Parmi les nations les plus touchées, on recense donc l’Afrique du Sud – qui à elle seule regroupe quasiment la moitié des cas africains -, l’Égypte, le Nigeria, l’Algérie et l’Éthiopie. Plus récemment, c’est le manque de matériel, en particulier de tests qui a fait défaut à des pays comme le Zimbabwe, actuellement en pénurie. Et pourtant. L’hécatombe qui était annoncée n’a (heureusement) pas eu lieu à hauteur de ce que tout le monde craignait.

Et l’OMS utilise plusieurs arguments pour l’expliquer. Tout d’abord, l’Afrique est un continent dont la population est jeune, et plus à même de résister au Covid-19. Ensuite, il est relativement isolé et sa situation est « moins connectée au niveau international ». D’autre part, l’OMS souligne la rapidité des pays africains dans la mise en place des protocoles et restrictions sanitaires en mars 2020 pour endiguer la propagation de l’épidémie.