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La toute première comète interstellaire a-t-elle été découverte ?!

Crédits : Nasa

Alerte intruse ? Une comète ayant une origine extrasolaire a pour la première fois été repérée dans notre système solaire, annonçait il y a quelques heures le Centre des planètes mineures (MPC) de l’Union astronomique internationale (UAI).

Les comètes se divisent habituellement en deux catégories. Les comètes « à courte période » d’un côté ; celles qui proviennent de la Ceinture de Kuiper et qui suivent une orbite régulière et prévisible les rapprochant régulièrement du Soleil. La comète de Halley en est un excellent exemple, éclaircissant le ciel toutes les quatre décennies ou plus. Et, d’un autre côté, les comètes dites « à longue période », qui prennent racine dans le nuage d’Oort, une vaste collection de comètes qui s’étend à des centaines d’unités astronomiques du Soleil. Ces comètes peuvent prendre des centaines de milliers, voire des millions d’années pour faire le long voyage les menant vers le système solaire intérieur. Mais il semblerait que C/2017 UA (PANSTARRS), elle, vienne d’ailleurs.

Contrairement à une orbite elliptique sur laquelle une comète se déplace seulement à l’intérieur de notre système solaire (courbe fermée), cette comète, découverte le 18 octobre dernier, suit en effet une orbite parabolique ou hyperbolique. Cela signifie tout bonnement qu’elle ne vient pas de notre système solaire. Les premières estimations suggèrent que la belle nous vient tout droit de la constellation de la Lyre, qui abrite notamment l’étoile Vega. Mais il s’agirait là d’une première. C’est pourquoi d’autres recherches sont actuellement menées.

Notons que, au moment de sa découverte, la comète était à environ 30 millions de kilomètres de la Terre, roulant à une vitesse de 26 km/s, beaucoup plus vite que la vitesse d’échappement du système solaire. Nous savons également qu’elle est passée à son point le plus proche du Soleil le 9 septembre dernier, et qu’elle est sur le point de quitter le système solaire. Retournerait-elle d’où elle vient ? Probablement. Peut-être ne le saura-t-on jamais. De magnitude 21 (très faible luminosité), les astronomes devront en effet recueillir un maximum d’informations avant que la comète ne disparaisse complètement de la vue des télescopes.

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