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Six étudiants ingénieurs en route pour une simulation martienne

Crédits : The Mars Society

Le samedi 20 février, et ce pendant une période de deux semaines, six étudiants de l’école d’ingénieur de SupAéro de Toulouse vont s’enfermer dans une petite capsule pour réaliser une simulation de mission martienne, en vue d’une mission habitée sur Mars, que la Nasa prévoit pour 2039.

C’est au beau milieu du désert rouge de l’Utah, aux États-Unis, que six étudiants de l’école d’ingénieur de SupAéro de Toulouse vont partir s’isoler pour une durée de deux semaines. Ils s’enfermeront à l’intérieur d’une petite capsule, pour une durée de deux semaines, afin de reproduire les conditions d’une mission martienne, dans l’isolement et la promiscuité.

Mehdi Scoubeau, le commandant, et les cinq membres d’équipages, tous sélectionnés par la Mars Society, cohabiteront donc durant deux semaines dans un cylindre de huit mètres de diamètre, comportant deux étages. Tous leurs faits et gestes devront simuler ceux d’une véritable mission sur la planète rouge : demandes d’autorisation d’exploration de la surface martienne à la base de contrôle, attente de plusieurs minutes pour chacune des réponses et instructions de cette dernière, rationnement de la nourriture, recyclage de l’eau, etc.

L’objectif principal de cette courte mission sera de contribuer à la préparation à une mission habitée sur Mars, que la Nasa prévoit pour l’an 2039. Un rapport de la simulation sera également remis au CNES (Centre National d’Etudes Spatiales). « On dit que le premier homme qui posera le pied sur Mars est déjà né. C’est peut-être moi, je l’espère en tout cas. Pour moi c’est complètement un rêve, c’est ce dont je rêve comme beaucoup d’enfants depuis tout petit. Petit à petit, il commence à se concrétiser » explique Jeremy Rabineau, l’un des membres de cet équipage.

The Mars Society
Crédits : The Mars Society

Car le rêve de Mars est réalisable, et même plus tôt que prévu. Technologiquement, l’Homme pourrait y poser le premier pied dans une dizaine d’années, comme l’avance l’ingénieur spécial Alain Souchier, le président de Planète Mars. Le réel souci est financier : un coût situé entre 150 et 300 milliards de dollars, quand la Nasa n’obtient « que » 16 milliards de dollars. Un montant que la fondation privée Mars One estime de son côté à seulement 5 milliards de dollars, mais elle n’envisage de son côté aucun retour sur Terre et le projet semble aujourd’hui au point mort.

Sources : Isae, The Mars Society