Pottok, New Forest, Mustang ou Camargue, nombreuses sont les races de chevaux sauvages à avoir été domestiquées par l’homme. Subsisterait-il une espèce équine à avoir su résister aux rênes, à la selle et au mors ? Il semblerait que oui.
Le cheval de Przewalski, l’un des derniers chevaux sauvages du monde
Le cheval de Przewalski (equus ferus przewalskii) est une espèce d’équidé sauvage originaire d’Asie, probablement la dernière en liberté aujourd’hui. L’animal ressemble d’ailleurs à s’y méprendre au cheval préhistorique peint sur les murs des grottes d’Europe il y a quelque 30 000 ans. Bien que les scientifiques considèrent le Przewalski comme une espèce à part entière, celui-ci partage toutefois un ancêtre commun avec le cheval domestique.
L’histoire du cheval de Przewalski
On devrait la découverte du cheval de Przewalski au naturaliste russe Mikhaïlovitch Prjevalski. Le chercheur qui a donné son nom à l’équidé décrit l’animal pour la première fois en 1879 au cours de son voyage en Dzoungarie. Avant cette découverte, l’espèce était considérée comme disparue, les peuples mongols chassant régulièrement l’animal pour sa viande.

Une race de cheval potentiellement indomptable
Du fait de son caractère sauvage et de ses sens extrêmement développés, le cheval de Przewalski ne saurait être dressé, monté ou tout simplement domestiqué. Les chevaux de Przewalski sont en effet considérés comme plus proches de leurs ancêtres sauvages, présentant généralement des comportements méfiants envers les humains.
Toutefois, certains individus de la race auraient été élevés en captivité, permettant ainsi une certaine interaction avec l’homme. Cette semi-liberté aurait été imposée aux animaux dans un but scientifique, pour les besoins des projets de recherche. Le Przewalski reste tout de même le seul cheval à n’avoir jamais été domestiqué.
Statut actuel du cheval de Przewalski
Dans les années 60, face aux besoins des zoos, chasseurs et braconniers abattent des troupeaux entiers de chevaux de Przewalski pour s’emparer de leurs poulains. Ces captures provoquent alors la raréfaction des animaux à l’état sauvage, même si quelques derniers spécimens ont été observés en Mongolie. Dix ans plus tard, le Przewalski est considéré comme quasiment éteint.
Au début du 21e siècle, plusieurs organismes mettent en place des programmes d’échanges d’étalons pour agrandir la population du cheval de Przewalski. Malheureusement, la consanguinité qui découle de cette expérience achève d’affaiblir la race. Ce n’est qu’à partir des années 90 que l’espèce est réintroduite dans la nature avec un certain succès (certes relatif). Notamment en France, en Chine, en Mongolie, en Ukraine et en Espagne.

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