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Que se passe-t-il lors d’une collision entre un humain et un drone ?

Crédits : capture Youtube / Virginia Tech

Des chercheurs ont mené une étude évaluant différents types d’impacts au niveau d’une tête avec différents drones. Suivant les différentes configurations, certains cas peuvent être presque sans danger tandis que d’autres sont susceptibles d’être mortels !

Vous êtes vous déjà demandé ce qu’il se passerait dans le cas où un drone percuterait votre tête ? Des chercheurs de l’Université Virginia Tech (États-Unis) se sont sérieusement posé la question comme l’indique un communiqué de l’établissement publié le 19 septembre 2017. L’étude publiée par la Biomedical Engineering Society (PDF en anglais/9 pages) a voulu aller plus loin que les informations déjà existantes sur le sujet à savoir les témoignages de victimes.

Les chercheurs ont réalisé de véritables crashs tests en utilisant trois modèles de petits drones commerciaux de la marque DJI dont le poids varie de 1,2 à 11 kg. Le but ? Évaluer les risques de blessures occasionnées par un choc au niveau de la tête. Comme pour les crashs tests automobiles, les chercheurs ont utilisé un mannequin qu’ils ont équipé de capteurs placés sur le cou et la tête. Ceci a permis de réaliser des mesures biomécaniques très précises. Évoquons également différentes configurations d’impacts tels que la collision en pleine face et à pleine vitesse ainsi qu’une chute sur le dessus du crâne.

Les résultats se sont montrés assez surprenants dans la mesure où le type de collision présentant le plus grand danger est celui relatif à la chute sur le dessus du crâne. En revanche, le danger peut fortement varier en fonction du poids du drone. Citons par exemple le DJI Phantom 3 (1,2 kg) dont le risque de blessure de type fracture à la tête reste constamment à moins de 5 %, mais lorsque le poids augmente comme avec le DJI S1000+ (11 kg), le risque est porté à 100 %.

Il faut également savoir que la gravité de la blessure varie en fonction de l’angle selon lequel le drone percute la tête de la victime dans le cadre d’une chute ou la partie du visage touchée en premier lors d’une collision frontale. En effet, si les jambes en caoutchouc impactent en premier, il y aura un effet amortissant une partie du choc. Dans le cas d’un impact au visage d’un des bras munis d’un rotor, la trajectoire du drone sera déviée et le pire pourrait être évité.

Il s’agit de la première étude du genre, car jusqu’à présent, les seules informations disponibles étaient relatives aux témoignages de victimes, ce qui ne constituait pas vraiment une source de données valable.

Sources : Tech RadarSciences et AvenirThe Register