in ,

Quelle est la proportion d’urine dans une piscine publique ?

Crédits : iStock

La question peut prêter à sourire et pourtant, elle nous a tous un jour effleuré l’esprit. Une équipe de chercheurs canadiens a analysé la composition de deux piscines publiques et apporte une réponse.

Une équipe de chercheurs de l’Université de l’Alberta, au Canada, a été en mesure de confirmer l’étendue des dégâts pour la première fois après avoir développé un test conçu pour estimer la quantité d’urine secrètement ajoutée à un grand volume d’eau. Les nageurs réguliers et très à cheval sur l’hygiène voudront peut-être arrêter la lecture ici…

Car si la question peut prêter à sourire, c’est un fait : certaines personnes urinent dans l’eau où l’on se baigne, notamment dans les piscines donc. Et le sujet est sérieux puisque comme le précise le Guardian, certaines molécules qui composent l’urine réagissent au contact des désinfectants utilisés dans les bassins et développent des substances qui peuvent provoquer des irritations oculaires et respiratoires ainsi que de l’asthme en cas d’exposition à long terme.

Le test mis au point par les chercheurs canadiens fonctionne en mesurant la concentration d’un édulcorant artificiel, l’acésulfame de potassium (ACE), qui se trouve couramment dans les aliments transformés. Comme cet édulcorant n’est pas assimilé par l’organisme, il est rejeté via les urines.

Pendant trois semaines, les chercheurs ont mesuré les niveaux de cet édulcorant dans deux piscines publiques du Canada pour le résultat suivant : ils ont mesuré 75 litres d’urine dans la première piscine qui contenait 830 000 litres d’eau et 30 litres dans la seconde piscine qui contenait près de la moitié du volume.

Pire, ils ont ensuite effectué le même test dans huit jacuzzis d’hôtels. Dans 100 % des cas, l’urine était présente, mais dans les jacuzzis, la concentration était trois fois plus élevée. « Notre étude fournit une preuve supplémentaire que les gens urinent en effet dans les piscines publiques et les spas », déclare Lindsay Blackstock, de l’Université de l’Alberta qui était en charge de l’étude à retrouver dans la revue American Chemical Society. « Nous voulons utiliser cette étude pour promouvoir l’éducation du public sur les pratiques d’hygiène appropriées ».