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Est-il possible de se tromper sur la mort d’un individu ?

morgue mort
Crédits : iStock

Les histoires de personnes déclarées décédées qui se réveillent ensuite ne sont pas si rares. Il s’avère qu’aujourd’hui encore, les médecins sont susceptibles de se tromper sur la mort d’une personne. Comment cela est-ce possible ?

Récemment, un prisonnier nommé Gonzalo Montoya Jiménez avait été déclaré officiellement mort par trois docteurs différents. Le jeune homme de 29 ans s’est pourtant réveillé plusieurs heures après à l’Institut Médico-légal d’Oviedo (Espagne), tout juste avant son autopsie.

Il ne s’agit pas d’une légende urbaine, et ce genre d’événement n’est pas aussi rare qu’on pourrait le penser ! Comme l’explique Futura Sciences, des fossoyeurs ont témoigné qu’au moment d’ouvrir les cercueils, il leur arrivait d’observer des traces de griffures sur le dessous du couvercle ou encore de trouver les os des mains situés nous pas le long du corps mais un niveau des épaules. Cela signifie que certaines personnes se sont déjà réveillées dans leur cercueil – déjà enterrées ou non – et avaient tenté d’en réchapper.

Les médecins constatent généralement la mort d’une personne en observant certains signes très distincts. Lorsque la mort intervient, le corps se refroidit et se raidit, tandis que les lividités cadavériques débutent par le haut du corps (coloration rouge à violacée de la peau). Également, les pupilles sont complètement dilatées et restent sans réaction face à une source de lumière.

Évidemment, l’arrêt cardio-respiratoire est une des premières constatations, se caractérisant par une absence de mouvements respiratoires et de pouls. Il faut également savoir qu’un état de mort cérébrale (ou clinique) peut être déterminé par l’absence d’un état de conscience, d’une activité motrice spontanée ou de réflexes du tronc cérébral.

Cependant, les médecins estiment que le métabolisme humain a la capacité de mimer la mort en montrant bon nombre de signes évoqués plus haut. Cela peut également arriver dans des cas d’hypothermie sévère ou bien lorsque le corps se trouve dans un état de catalepsie, c’est-à-dire une rigidité importante des muscles du visage, du tronc et des membres, un état visible lors de certains troubles psychiatriques ou après certaines atteintes du cerveau.

Enfin, l’erreur humaine est possible, par exemple lorsque les moyens techniques ne sont pas présents ou assez performants pour déterminer la mort de manière sûre. D’ailleurs, même en cas de présence de ces moyens, un médecin un peu trop pressé pourrait ne pas remarquer un pic de pouls après une quinzaine de secondes de ligne plate sur l’électrocardiogramme.

Sources : Futura Sciences – Le Parisien