Du fait des conditions climatiques extrêmes, la faune et la flore en Arctique se limite à quelques rares espèces : savez-vous quel insecte pollinisateur remplace l’abeille dans cette région ?
L’Arctique, une région aux conditions extrêmes
L’Arctique est la région qui entoure le pôle Nord de la Terre, incluant huit pays bordant l’océan arctique (Norvège, Suède, Finlande, Russie, Danemark, Islande, États-Unis et Canada). Cette région se caractérise par des conditions environnementales extrêmes, notamment des températures très basses, des hivers rigoureux, des étendues de glace, une nuit polaire prolongée en hiver et une journée constante en été.
Dans les régions arctiques froides, les végétaux sont rares, l’agent d’érosion principal étant le gel (dans les régions polaires, le sol est gelé en permanence). La géologie se compose principalement de glaciers, moraines, fjords (vallée glaciaires profondes), icebergs ou encore de fjells, ces plateaux érodés.

Quels insectes vivent en Arctique ?
Du fait des conditions environnementales difficiles, la vie est très limitée en Arctique. Cependant, certains insectes ont réussi à s’adapter aux températures extrêmes de cette région du globe. Parmi eux :
- Coléoptères (scarabées) : notamment le coléoptère bombardier arctique (Brachinus arcticus), capable de survivre à des températures très froides.
- Diptères (mouches) : certaines espèces de mouches et de moucherons peuvent survivre en Arctique, présentant des cycles de vie réduits pour bénéficier des courtes périodes estivales.
- Lépidoptères (papillons et chenilles) : certains papillons sont capables de survivre aux conditions arctiques, notamment par leur capacité à se protéger du froid et leur courte saison de croissance.
Ces insectes jouent un rôle crucial au sein des écosystèmes locaux en tant que pollinisateurs, décomposeurs ou proies.
Quels végétaux résistent aux conditions climatiques arctiques ?
Les végétaux qui survivent dans les conditions climatiques extrêmes de l’Arctique ont développé des adaptations spécifiques pour faire face au froid, aux vents violents, à la neige et aux courtes saisons de croissance. Parmi eux :
- La toundra arctique : végétation basse, souvent composée de mousses, de lichens, de petites herbes et d’arbustes nains. Ces plantes sont adaptées aux sols gelés, aux conditions de dégel périodique et aux vents violents.
- Le saule nain : certaines espèces de saules nains comme le saule polaire (Salix polaris) se sont adaptées à la toundra arctique, poussant sous forme de buissons bas.
- La dryade à huit pétales : herbe vivace poussant dans les régions arctiques et subarctiques, capable de pousser dans des sols pauvres et rocailleux.
- La cassiope : plante naine aux feuilles persistantes et aux fleurs adaptées aux conditions froides.
- Certaines espèces de saxifrage comme la Saxifraga oppositifolia qui pousse dans les fentes des rochers.
- L’airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea) : plante présente dans les régions arctiques et subarctiques produisant de petits fruits rouges, capable de pousser dans des sols acides et de survivre à des conditions climatiques difficiles.

Les mouches, les principaux insectes pollinisateurs de l’Arctique
En 2016, une équipe de scientifiques de plusieurs universités publiaient les résultats de leur étude. Selon eux, le principal pollinisateur de l’Arctique est une espèce de mouche particulière appartenant à la famille des muscidés.
Pour mener leurs recherches, les biologistes ont étudié, le temps de plusieurs mois, le phénomène de pollinisation au nord-est du Groenland, dans une vallée où les températures variaient de -20°C à 7°C. Ceux-ci ont ainsi pu déposer de fausses fleurs sur plusieurs sites, recensant chacun des 8500 insectes à s’être posés sur l’une d’elles.
Résultat des courses : les mouches seraient les principales actrices de la fonction pollinisatrice dans le Haut-Arctique. Malheureusement, à l’instar des abeilles, ces populations d’insectes ne cessent de décliner…

