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On a perdu les geckos de l’espace

Crédits : torstensimon / Pixabay

L’agence spatiale russe annonce avoir perdu le contact avec le satellite Foton M4, placé en orbite le 19 juillet dernier. La capsule qui dérive aujourd’hui dans l’espace devait permettre, entre autres, d’étudier les effets de la micro-gravité sur la reproduction. À son bord, 5 geckos ayant la lourde tâche de s’accoupler et dont la survie est désormais incertaine…

Pour le pire comme le meilleur, l’expérimentation animale fait partie intégrante du développement spatial. Si tous les cobayes n’ont pas connu le sort funeste de la célèbre Laïka (de rares élus profitant même d’une retraite méritée), le temps imparti aux pionniers embarqués dans cette expédition est en revanche compté : la capsule ne dispose que de deux mois de réserve d’air, étant supposée revenir sur la terre ferme le 16 septembre…

Geckos stellaires en numéro de charme

La mission à l’oeuvre était (et reste encore) d’observer les effets d’une très faible gravité sur des organismes terrestres, et le satellite renferme dans ce but une vingtaine d’expériences types. Graines, bactéries,vers à soie etc. 4 femelles et un mâle gecko complètent la liste, avec pour seul objectif de s’accoupler et faire des bébés geckos. Les conséquences de la micro-gravité sur le développement embryonnaire sont encore très mal connues, et la naissance des premiers lézards de l’espace devrait permettre aux chercheurs d’envisager la façon dont l’Homme pourrait s’adapter à un tel environnement.

Y a-t-il un pilote en orbite ?

Malgré la perte de contact annoncée le 24 juillet par le centre de contrôle spatial russe, l’étude n’est pas remise en question : « les appareils, qui fonctionnent en mode automatique, en particulier pour l’expérience des geckos, suivent le programme » annonce Oleg Volochine, porte-parole de l’institut chargé des opérations sur le module soviétique. Les données de l’expérience sont par ailleurs correctement transmises et témoignent de la bonne marche du protocole. Les systèmes sont même prévus pour « fonctionner en mode automatique pour un long moment », selon un expert contacté par l’agence de presse russe Interfax. Les réserves d’énergie de l’engin l’autoriseraient à dériver ainsi trois ou quatre mois.

Mise à jour du 3 août 2014 : L’agence de contrôle spatiale russe déclare avoir repris les commandes de son satellite, et affirme que « 90% des expériences sont viables ».

Sources : Air et cosmos, kulturegeek, ParisMatch