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Omicron : la plupart des cas sont bénins, rassure l’OMS

Crédits : spencerbdavis1 /Pixabay

Depuis plusieurs jours, c’est le branle-bas de combat. Et pour cause, un nouveau variant visiblement préoccupant du SARS-CoV-2 est en train de se répandre à travers le monde. Après la série de mauvaises nouvelles, voici des raisons d’être optimistes : les premières preuves suggèrent que la plupart des cas de ce variant baptisé Omicron sont « légers ». En outre, jusqu’à présent, l’efficacité des vaccins contre la nouvelle souche semble inchangée, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une origine incertaine

On apprend toujours à le connaître, mais nous sommes déjà en mesure de souligner quelques faits. Premièrement, on en sait plus sur son origine. Le 24 novembre dernier, des scientifiques d’Afrique du Sud avaient alerté l’OMS sur l’émergence d’un nouveau variant du COVID-19 fortement muté, désormais nommé Omicron. On supposait alors que ce dernier avait évolué dans ce pays. Désormais, des informations suggèrent qu’Omicron était déjà présent en Europe au moins onze jours auparavant et au Nigéria quelques semaines plus tôt. Afrique du Sud, Europe, Nigéria ou un autre pays ? Pour l’heure, on ignore donc précisément d’où il vient.

Des symptômes légers et des vaccins toujours efficaces

Concernant la virulence de ce variant, selon un responsable de l’OMS, les premières preuves suggèrent que la plupart des cas d’Omicron sont « bénins ». Cette information concorde avec les dires du Dr Angelique Coetzee, la médecin sud-africaine qui a été l’une des toutes premières à soupçonner l’émergence de ce variant.

Omicron semble provoquer le plus souvent des « symptômes très, très légers« , malgré certains cas rapportant une fatigue intense pendant un ou deux jours, accompagnée d’un mal de tête et de courbatures. Pour l’heure, aucune perte d’odeur ou de goût n’a été signalée et aucune baisse majeure des niveaux d’oxygène. En Afrique du Sud, la médecin affirme que la plupart des cas ont pu être traités directement à domicile.

Encore une fois, ces constats pourraient évidemment évoluer au cours des prochaines semaines.

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Crédits : U.S. Secretary of Defense/Wikipédia

Enfin, toujours selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), jusqu’à présent, rien ne montre une réduction de l’efficacité du vaccin contre la nouvelle souche. En revanche, il faudra probablement patienter encore quelques semaines avant d’en être sûr. À l’heure actuelle, plusieurs laboratoires travaillent d’arrache-pied dans le but de concevoir un sérum spécifique à ce variant.

En plus de ces nouvelles, l’OMS a également préconisé « une approche fondée sur des données probantes et sur les risques« , concernant les interdictions de voyager. Plus de cinquante pays ont en effet mis en place des mesures de restriction visant à freiner la propagation d’Omicron. De son côté, l’OMS avertit que de telles mesures imposeront « un lourd fardeau sur la vie et les moyens de subsistance« .