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Une planète naine deux fois plus éloignée que Pluton découverte dans le Système Solaire

Crédits : Wikimedia

Une équipe d’astronomes annonce la découverte et l’identification d’une nouvelle planète naine dans le Système Solaire, située à quelque 13,6 milliards de kilomètres du Soleil.

L’objet, nouvellement découvert par une équipe menée par le physicien David Gerdes, de l’université du Michigan, aime prendre son temps. 2014 UZ224 de son doux nom met en effet 1 100 ans pour faire le tour de notre étoile. Avec ses 530 mètres de diamètre, elle rejoint donc la short-list des 5 planètes naines orbitant dans le Système Solaire confirmées à ce jour, que sont, en ordre décroissant de taille, Éris (transneptunien), Pluton (ancienne planète), Cérès (dans la ceinture d’astéroïdes principale), Makémaké et Hauméa (objets de la ceinture de Kuiper).

Une planète naine, depuis la nouvelle définition de l’Union Astronomique Internationale d’août 2006, est un corps en orbite autour du Soleil, dont la masse est suffisante pour que la gravité l’emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique (sous une forme quasi sphérique). L’objet ne doit également pas être un satellite, et ne pas avoir fait place nette dans son voisinage orbital. L’objet 2014 UZ224 répond donc à ces critères, et peut même se targuer d’être le plus éloigné connu à ce jour (deux fois plus loin que Pluton).

Détecter ce genre d’objets célestes n’est pas tâché aisée. Petits, peu lumineux et plutôt lents comme l’exigent les lois de Kepler pour des corps célestes éloignés du Soleil, ces objets sont néanmoins très intéressants, et celui-ci à plus d’un titre. Les corps détectés au-delà de l’orbite de Neptune pourraient en effet nous donner de précieux indices quant aux origines de notre système solaire et de son évolution.

Cette nouvelle planète naine pourrait également être une alliée de choix pour la détection de l’hypothétique « neuvième planète », soupçonnée d’être en orbite quelque part au-delà de Pluton. Si planète il y a, la seule preuve de son existence nous serait fournie par les orbites des autres objets de la région. Son attraction gravitationnelle pourrait en effet subtilement influencer les trajectoires orbitales d’autres objets du système solaire externe, comme 2014 UZ224.

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