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Un nouvel instrument va permettre de détecter les plus petits débris spatiaux

Une impression d'artistes de tous les débris spatiaux en orbite terrestre. Crédits : NASA

Les débris spatiaux pullulent au-dessus de nos têtes. Si certains sont surveillés, d’autres, beaucoup plus petits, sont en revanche indétectables et peuvent causer de sérieux dégâts. Pour les déceler, l’ISS est aujourd’hui munie d’un nouvel instrument.

L’espace entourant notre planète est, depuis les années 60, rempli de débris : étages de fusées, boosters, ou encore satellites inactifs. Aujourd’hui ces tonnes de débris constituent une menace sérieuse pour la Station spatiale internationale (ISS), et autres satellites actifs. Tandis que les plus gros morceaux — allant de 5 centimètres à 1 mètre de diamètre — sont régulièrement surveillés par la Nasa et d’autres agences spatiales, les plus petites pièces sont indétectables. Elles sont pourtant des millions autour du globe, mesurant chacune moins d’un millimètre de diamètre et se déplaçant à près de 28 000 km/h. Elles sont donc, de par leur nombre, un sérieux problème à résoudre le plus rapidement possible. Pour ce faire, l’ISS s’appuie aujourd’hui sur un nouvel instrument : le Space Debris Sensor (SDS).

Monté à l’extérieur de la station en septembre dernier, ce capteur surveillera les impacts causés par les plus petits débris spatiaux pendant les deux ou trois prochaines années. Ces informations seront utilisées pour mesurer et caractériser l’environnement des débris orbitaux et pour aider les agences spatiales à développer des contre-mesures supplémentaires. Mesurant environ 1 mètre carré, l’instrument se compose d’une fine couche de Kapton — un film de polyimide qui reste stable à des températures extrêmes — suivi d’une seconde couche située 15 centimètres derrière. Cette deuxième couche de Kapton est équipée de capteurs acoustiques et d’une grille de fils résistifs. Cette configuration permet au capteur de mesurer la taille, la vitesse, la direction, et l’énergie de tous les petits débris avec lesquels il entre en contact.

Ces données sont ensuite examinées par des scientifiques du White Sands Test Facility, situé au Nouveau-Mexique. Ces données amélioreront la sécurité à bord de l’ISS en permettant aux scientifiques de surveiller les risques de collision et de générer des estimations plus précises de la façon dont les débris, à petite échelle, évoluent dans l’espace. Des informations qui ne concernent pas que l’ISS, puisque les données récoltées et les moyens de protection qui en découleront serviront également d’exemples pour les futurs engins envoyés plus loin dans l’espace, comme le Space Launch System (SLS) et la capsule Orion, prochainement lancés pour une exploration lunaire et martienne.

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