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Un monstre des grands fonds attrapé dans les eaux chaudes du Golfe du Mexique

Crédits : Dianne Bray / Museum Victoria / Wikimedia Commons

Une horreur animale (esthétiquement parlant) surgit des abysses a été péchée le 19 avril dernier, dans les eaux chaudes du Golfe du Mexique comme l’atteste une photo postée sur le site de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration).

Surnommée requin-lutin ou requin-gobelin en fonction des traductions, cette espèce est caractérisée par une mâchoire « de chien », un nez « d’espadon » et une couleur rouge. Selon les spécialistes, ce requin vit dans les eaux profondes (environ – 1.300m en dessous du niveau de la mer) et est extrêmement difficile à observer. L’animal a été pêché au large de Key West en Floride alors qu’une équipe de marins était partie pêcher des crevettes. « Je ne savais même pas ce que c’était. Je n’ai pas tenté de le mesurer parce qu’il avait des dents puissantes qui auraient pu faire de gros dégâts » a déclaré Carl Moore, le capitaine du navire à l’origine de cette découverte au journal Houston Chronicle.

« Ce sont d’excellentes nouvelles. Ce n’est que la deuxième observation confirmée dans le Golfe, la majorité des spécimens se trouvent au large du Japon ou dans l’océan Indien et autour de l’Afrique du Sud » explique John Carlson, expert des requins pour l’agence du NOAA. Abordant un look très préhistorique, le requin a été surnommé le « fossile vivant ».

L’espèce a été découverte, il y a de cela un siècle et seuls une centaine de spécimens ont depuis été capturés. Le manque d’informations sur l’espèce est notamment dû à une grande peur des pêcheurs lorsqu’il remonte leurs filets et qu’ils aperçoivent ce monstre de l’océan, surtout lorsqu’il est encore vivant. On aura ainsi noté le courage de l’équipage de Carl Moore qui après avoir pris une série de photographies avec leurs téléphones portables a décidé de remettre à l’eau le requin. Les observations faites par les spécialistes à partir de ces nombreux clichés devraient permettre à la NOAA de réaliser une publication sur le requin-lutin afin d’offrir plus d’informations aux chercheurs et aux spécialistes.

Sources : Houston Chronicle, Maxisciences, Prismashop