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Même une simple bougie restée allumée pourrait perturber notre sommeil !

Crédits : Pixabay

Selon des chercheurs australiens, le sommeil des personnes sensibles peut être affecté par une faible source de lumière. S’il s’agit d’une sensibilité pouvant énormément varier selon les personnes, cela n’est pas sans danger pour l’organisme.

Une sensibilité très variable

Rappelons tout d’abord que la mélatonine est une hormone favorisant l’endormissement. Or, celle-ci est produite par le système nerveux central ayant reçu des signaux de la part des capteurs de la rétine sensibles au niveau de luminosité ambiant. Cela permet en partie de comprendre pourquoi s’exposer à la lumière avant de s’endormir – particulièrement la lumière bleue – est une source de perturbation du sommeil.

Le fait est que cette sensibilité à la lumière peut varier de façon considérable selon les individus. Dans leur étude publiée dans la revue PNAS le 28 mai 2019, les chercheurs de l’Université de Monash (Australie) estiment que même une simple bougie restée allumée peut perturber le sommeil des personnes les plus sensibles.

Dans le cadre de leurs recherches, les scientifiques ont suivi pas moins de 55 personnes durant près de deux mois. Les volontaires ont été exposés à des sources lumineuses dont l’intensité variait de 1 à 2000 lux. Ces expositions duraient à chaque fois 5 heures et étaient menées 4 heures avant le coucher, et ce jusqu’à une heure après.

Le sommeil des personnes sensibles peut être affecté même par une faible source de lumière.
Crédits : Stokkete / Shutterstock

Des variations encore peu comprises

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats sont plutôt surprenants. À une intensité de 10 lux – soit la luminosité d’une liseuse – les volontaires ont trouvé le sommeil avec un retard de 22 minutes en moyenne. À 25 lux, à savoir l’intensité lumineuse d’un écran, la production de mélatonine est divisée par deux ! Ce même retard a été estimé à 109 minutes en moyenne dans le cas d’une exposition à un éclairage intérieur classique (50 lux). Par ailleurs, alors que certaines personnes peuvent supporter jusqu’à 350 lux, d’autres sont perturbées – comme dit plus haut, par la lumière d’une simple bougie (6 lux).

Les chercheurs ne comprennent pas encore très bien les raisons de ces variations qui rappelons-le, peuvent être très importantes. Néanmoins, la réponse se trouve certainement au niveau de la sensibilité de la rétine ou au système nerveux central. Quoi qu’il en soit, les chercheurs estiment que les personnes exposées à la lumière durant la nuit se trouveraient dans une sorte de décalage horaire permanent, un phénomène découlant directement de la perturbation du rythme circadien.

Or, ce genre de problème pourrait bien expliquer l’épidémie d’obésité et de diabète actuellement à l’œuvre dans le monde. Il y a peu, nous évoquions une étude américaine menée sur des femmes de 35 à 74 ans. Les résultats avaient estimé que s’endormir devant la télévision ou en présence d’une forte lumière artificielle avait un fort lien avec la prise de poids, et donc avec les risques de surpoids et d’obésité.

Sources : New ScientistDaily Mail

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