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Maîtrisez la détection de mensonges avec cette méthode simple

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Imaginez, vous trouvez une lampe dans laquelle se trouve un génie (toute ressemblance avec une histoire déjà racontée est totalement fortuite), celui-ci vous donne la possibilité de choisir un super pouvoir, que choisiriez-vous? Vous pourriez voler, vous téléporter ou encore… lire dans les pensées? Les génies n’existent pas, mais pour les super pouvoirs… rien n’est sûr, lisez la suite pour peut-être vous en convaincre. Point de mutants ou d’araignée radioactive ici, mais de quoi devenir un super détecteur de mensonge.

On pense d’emblée aux méthodes utilisant le langage corporel et les expressions faciales, mais cela reste très difficile, de nombreuses études ayant démontré que des individus, même entrainés, parviennent à peine à être plus efficaces que le hasard. Cette comparaison au hasard signifie qu’ils doivent détecter correctement plus de 50 % du temps. En réalité, il semble que 0,25 % de la population seulement soit capable d’atteindre un taux de réussite supérieur à 80 %, et ce chiffre tombe à 0,04 % pour un taux supérieur à 90 %, autant dire que pour la plupart des gens, cette méthode est inutile. Précisons par ailleurs que les meilleurs détecteurs sont souvent les meilleurs menteurs. Le problème avec cette méthode est l’immense diversité des réactions de chaque humain lors d’un mensonge. Thomas Ormerod, à l’université du Sussex, déplore l’absence de « dictionnaire du langage corporel » qui serait applicable à tous et fiable à 99 % au moins.

Sa méthode, développée avec le professeur Coral Dando, consiste non plus à s’intéresser au corps, mais aux mots employés. Ils ont ainsi identifié plusieurs éléments utilisables pour détecter un mensonge avec bien plus de précision, à condition de poser des questions ouvertes afin de forcer l’individu à développer son récit jusqu’à ce qu’il soit piégé dans son mensonge. Il est ensuite possible d’augmenter la charge cognitive, soit la quantité d’énergie demandée par le mensonge, en posant des questions inattendues ou bien en lui demandant de raconter les évènements de sa journée à l’envers par exemple, car développer un récit depuis l’évènement le plus récent jusqu’au plus ancien demande beaucoup de concentration, augmentant d’autant les risques de commettre une erreur lorsqu’il s’agit d’un mensonge. Par ailleurs, Ormerod rappelle qu’il ne faut jamais souligner les contradictions que le détecteur repère, afin de laisser à l’individu analysé l’impression que son mensonge fonctionne, pour qu’il finisse par être piégé par un excès de confiance.

Ormerod reconnait que ces techniques semblent n’être rien de plus que du bon sens, mais il n’empêche que les résultats sont très positifs. Son équipe est parvenue à détecter 70 % des menteurs dès la première tentative.

Sinon, vous pouvez aussi essayer cette technique à la fiabilité controversée :