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Comment Lucy, la plus célèbre des australopithèques est-elle morte il y a 3 millions d’années ?

Crédits : Nature

Découverte dans les années 1970, la plus célèbre des australopithèques Lucy, qui vivait il y a plus de trois millions d’années, a finalement levé les secrets de sa mort. Celle-ci serait intervenue après la chute d’un arbre, et Lucy serait morte sur le coup.

Lucy vivait en Afrique il y a 3,18 millions d’années. La plus célèbre des australopithèques, qui était à la fois bipède et arboricole et mesurait environ un mètre 10. Elle a été découverte en 1974 par des chercheurs américains et français dans la région de l’Afar en Éthiopie, lesquels ont mis au jour son fossile remarquablement complet, puisqu’environ 40% de son squelette avait été retrouvé.

Ce lundi, des scientifiques ont publié dans la revue Nature la probable cause de la mort de Lucy. L’australopithèque aurait en effet “probablement” chuté d’un arbre, une chute de plus de 12 mètres, à une vitesse de plus de 56 km/heure. “Notre hypothèse, c’est que Lucy a étendu le bras pour essayer d’amortir sa chute“, a expliqué l’anthropologue John Kappelman, de l’Université du Texas à Austin, qui a analysé de près différentes fractures relevées sur le fossile. “La mort est survenue rapidement“.

Pour affirmer cela, John Kappelman a remarqué sur le fossile et les scans 3D que l’humérus droit est cassé d’une façon inhabituelle pour un fossile. “Ce type de fracture survient lorsque la main touche le sol au moment d’une chute“, et que cela affecte les éléments de l’épaule, créant “une signature unique” au niveau de l’humérus, explique le chercheur. D’autres fractures, à l’épaule gauche, à la cheville droite, au genou gauche, au bassin et à une côte, tendent à confirmer cette thèse.

Parce que Lucy vivait à la fois au sol et dans les arbres, des caractéristiques, qui lui permettaient de se déplacer efficacement sur la terre, pourraient avoir compromis son habileté à grimper aux arbres. Son espèce aurait été prédisposée à des chutes plus fréquentes“, suggère John Kappelman.

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